Regard d'amour sur la société - Nouvelle rubrique

"Parce que j'admire la sagesse du Créateur, je sens qu'il y a en tout être quelque chose d'infiniment beau et précieux qui mérite d'être aimé" Izvor 239.XI

Publié le 10 octobre 2016 - Regards

...Et même si vous vous trouvez devant un inconnu, où que ce soit, vous pouvez sans rien lui dire essayer de le lier à la source de la lumière  : souhaitez-lui de comprendre la nouvelle vie, souhaitez-lui de trouver la paix qu'il n'a encore jamais goûtée. Son âme recevra tous vos bons souhaits, et si jamais il ne peut pas les capter, eh bien, vos bonnes pensées retourneront vers vous, car tout ce qui n'atteint pas son but revient vers celui qui l'a envoyé.
Ainsi, toute la journée vous avez des occupations sensées, et l'un après l'autre chaque jour viendra embellir votre existence. Sinon, c'est toute la vie qui s'en va inutilement. Pour un spiritualiste il y a du travail, il y a des activités qui donnent à la vie un sens indescriptible.

Izvor n° 214 , chapitre VI…”

Il vous est sans doute arrivé de rencontrer dans la rue un passant, une passante dont le visage a attiré votre regard, et vous lui avez spontanément envoyé une pensée, un rayon d’amour. Cette personne ne s’est même pas rendu compte que vous l’avez regardée, mais elle a reçu ce que vous lui avez donné de bon à travers vos yeux et elle en a ressenti les effets.
Et vous, lorsque vous ressentez subitement une joie, c’est peut-être qu’une entité du monde invisible, en passant, vous a regardé en projetant son amour sur vous, et votre cœur a été touché.
sourcePartout, où que nous soyons, nous nous trouvons au milieu d’une foule d’êtres visibles et invisibles, et nous recevons tantôt de bonnes choses, tantôt de mauvaises, ce qui explique nos différents états.
Le soleil aussi nous regarde chaque jour, il nous envoie des ondes vivifiantes. Et parce qu’il est une image de Dieu, notre soleil spirituel, nous devons devenir conscients qu’à travers lui, c’est le monde divin qui nous regarde.

Pensées Quotidiennes 2016, 15 mars…”

Publié le 29 août 2016 - Ce que la nature nous révèle

Allez auprès d'un ruisseau, d'une source qui jaillit, et pensez que c'est là l'image de la véritable source de la vie qui doit jaillir et couler en vous...
Allez auprès du soleil, contemplez-le, ouvrez-vous à lui afin qu'il éveille en vous le soleil spirituel, sa chaleur, sa lumière...
Allez auprès des fleurs pour leur demander le secret de leur parfum, et écoutez-les, afin d'apprendre à extraire vous aussi les quintessences les plus parfumées de votre coeur et de votre âme... Tout parle, mais les humains ne savent pas écouter, ils ne savent écouter ni le soleil, ni les arbres, ni les rochers, ni les lacs, ni les montagnes, ni les oiseaux, ni même leur propre voix intérieure qui leur parle sans arrêt. Mais s'il y a des médisances ou des calomnies à écouter, tout de suite ils ouvrent grand leurs oreilles. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ils sont tellement stupides : il y a tant de belles choses à écouter, à regarder, à comprendre, pourquoi s'arrêter toujours sur ce qui est inutile et mesquin ?
Regardez cette rose : elle est toute petite, mais elle est grande en moi parce qu'elle me révèle beaucoup de choses, c'est pourquoi je l'aime. Elle est heureuse, elle me sourit, et moi aussi je la regarde avec amour pour qu'elle entre moi et éveille d'autres roses dans mon coeur et dans mon âme. Pourquoi n'essayez- vous pas vous aussi ?

Izvor n° 226, chap. IX “Les fleurs, les parfums…”

source... Parce que quelqu'un a été blessé, il ne veut plus aimer, et alors c'est fini, il est déjà mort. Et qu'est-ce qu'il a gagné, le mort ? C'est formidable comment les humains raisonnent ! Et c'est auprès d'eux que je devrais aller m'instruire ? Mais qu'est-ce que j'apprendrai ? J'irai plutôt auprès d'une source, je resterai des heures entières à l'écouter, à la regarder, à la toucher, à lui parler, et ensuite je penserai à cette autre source, le soleil, et à toutes les sources dans l'univers, jusqu'à cette Source, la seule vraie source qui est Dieu Lui-même, et je tâcherai de me lier à elle pour comprendre enfin l'essentiel. Vous direz : " Mais que peut -on comprendre auprès d'une source ? "... Tout.
Il y a des années, j'ai lu " Siddharta ", de Hermann Hesse. Vous connaissez certainement ce livre ; c'est l'histoire d'un jeune brahmane, Siddharta, qui après avoir vécu des années auprès d'un Maître dans la prière, l'étude, la méditation, s'est plongé dans la débauche et les plaisirs. Mais un jour, désespéré et dégoûté de lui-même, il arrive au bord d'un fleuve. Et c'est en vivant auprès de ce fleuve, en l'écoutant, en le regardant, que peu à peu il comprend tout ce qu'il avait cherché à découvrir durant son existence errante, tous les mystères de la vie et de la mort. Oui, c'était le fleuve qui l'instruisait.
Il y a des êtres qui s'instruisent auprès des sources, des rochers, des lacs, des arbres, des montagnes, en contemplant les étoiles, en écoutant le vent. C'est dans la nature qu'ils apprennent la sagesse primordiale de l'Intelligence cosmique. J’aimerais pouvoir m'arrêter sur ce sujet tellement riche pour vous dire par exemple comment les Druides, qui comptaient parmi eux de grands initiés, vivaient dans une telle harmonie avec les forces de la nature qu'à travers l'âme collective des arbres, des pierres, des oiseaux, des animaux, ils avaient des révélations sur leur nature, leurs propriétés, leurs vertus.
Vous devez comprendre le côté magique de cette image de la source, afin de baser toute votre vie sur cette unique source qui est Dieu et dont le plus parfait représentant sur la terre est le soleil. Toute votre vie vous devez travailler sur cette image, imiter cette source, le soleil, afin d'abreuver toutes les créatures, afin de les chauffer, de les vivifier, de les ressusciter. Vous direz : " Mais c'est impossible, irréalisable... C'est stupide même ! " Si vous pensez ainsi, c'est que vous n'avez rien compris. L'important, ce n'est pas que votre idéal soit réalisable ; l'important, c'est qu'en faisant ce travail intérieur vous produisiez en vous des phénomènes inouïs. Le soleil est immensément grand, on ne peut pas devenir aussi grand et puissant que lui ; mais, dans son domaine, l'homme aussi peut devenir un soleil. Au lieu de toujours prendre et d'être comme un trou, comme un gouffre, comme un marécage, et de tout faire mourir, il peut donner, il peut purifier, vivifier. En réalité, cet idéal est réalisable, seulement il faut au moins vouloir étudier, expérimenter et vérifier qu'il est réalisable.

Oeuvres Complètes, tome VII

Publié le 5 août 2016 - Les bienfaits spirituels de la montagne

sourceQuand vous allez dans la montagne, vous arrêtez votre regard sur les forêts, les sources, les lacs, les sommets… mais la montagne, c’est aussi des grottes, des rivières souterraines, des cavernes profondes : pensez-y quelquefois, ainsi qu’à leurs habitants, afin d’entretenir avec eux des relations d’amitié.
Les montagnes ne sont pas uniquement des amoncellements de terre et de roches, elles sont aussi les réceptacles d’immenses trésors : les cristaux, les pierres précieuses, les métaux précieux, sur lesquels veillent et travaillent de puissantes entités. Je ne dis pas cela pour que vous vous aventuriez dans des grottes et que, armés de pics et de pioches, vous alliez creuser des galeries dans l’espoir de trouver des filons d’or ou d’argent ! Non, soyez attentif au côté symbolique, vivant, des montagnes, afin de les gravir - ou bien de creuser en vous-même - pour découvrir des trésors spirituels.

Pensées Quotidiennes 2015, 5 août

À quoi sert de faire tant d’efforts pour gravir les pentes des montagnes si on ne doit pas en revenir plus pur, plus fort, plus noble et en meilleure santé ? si on n’a pas compris que l’ascension des montagnes physiques est une image de l’ascension des montagnes spirituelles ?
Monter, descendre... Monter, c’est se défaire au fur et à mesure de tout ce qui nous encombre, nous alourdit, jusqu’à trouver la pureté, la lumière, l’immensité, et sentir un ordre divin s’introduire en nous. Et descendre, ce n’est même pas la peine d’expliquer en détail, vous avez compris : symboliquement, c’est le retour au désordre, aux tiraillements intérieurs.
La montagne représente tout un monde à explorer, à comprendre, car elle a des correspondances avec la vie spirituelle. Plus l’homme s’élève sur ses montagnes intérieures, plus il rencontre le silence. Et dans ce silence il découvre l’origine des choses, il s’unit à la cause première, il entre dans l’océan de la lumière divine.

Il est important que vous compreniez le rôle des montagnes pour votre évolution et que vous leur fassiez une place dans vos exercices spirituels. Approchez-vous d’elles avec respect et recueillement. Commencez par saluer les entités qui les habitent, témoignez-leur votre amitié, votre amour, et demandez-leur de vous donner leurs bénédictions.
Ces créatures, qui vous aperçoivent de loin, seront tellement émerveillées de votre attitude qu’elles se prépareront à déverser sur vous leurs présents : la paix, la lumière, l’énergie pure... Vous vous sentirez alors baigné par les émanations de ces êtres spirituels, et quand vous redescendrez vers les vallées, vers les villes, vous emporterez avec vous toute cette richesse.

Synopsis n° 3, VIII, 3 « L’ascension des montagnes spirituelles »

Publié le 21 juillet 2016 - Le temps des vacances (2) : s'ouvrir à la nature

sourceParce qu'ils vivaient en contact étroit avec la nature, les hommes d'autrefois savaient pénétrer ses secrets. Ils s'arrêtaient près d'une source, par exemple, et restaient là longtemps à la regarder couler, vive, limpide, fraîche, et à écouter son murmure. Peu à peu, ils entraient ainsi en contact avec l'âme de l'eau, l'âme de la source. Et ils faisaient de même avec le feu, le ciel, la terre, les arbres : ils les contemplaient, ils les écoutaient.
Avec le progrès de la civilisation soi-disant, les humains ont perdu cette relation avec la nature, et c'est dommage, car ils se privent ainsi de toute cette vie qui circule dans l'univers et qui leur parle.
Essayez de devenir attentifs au langage de la nature. Même si vous avez l'impression de ne rien comprendre, cela n'a pas d'importance ; l'important, c'est de vous ouvrir, car vous préparez ainsi les centres subtils qui vous mettront un jour en contact avec la vie universelle.

Pensées Quotidiennes 2002, 30 juillet

plume au ventDès que vous sortez d’une ville, la nature est là qui vous environne ; alors, où que vous alliez, dans les forêts, au bord des rivières, des lacs, des océans, dans la montagne, pensez à vous manifester comme des enfants de Dieu qui aspirent à une vie plus belle, plus subtile, plus lumineuse. Ne soyez pas inattentifs, négligents, montrez-vous conscients de la présence de ces êtres qui habitent ces lieux. La nature est un sanctuaire où vivent des créatures éthériques qui méritent qu’on s’approche d’elles avec respect. Commencez donc par les saluer, témoignez-leur votre amitié, votre amour, dites-leur combien vous appréciez leur travail. Ces créatures, qui vous aperçoivent de loin, sont tellement émerveillées par votre attitude qu’elles se préparent à déverser sur vous leurs bénédictions : la paix, la lumière, l’énergie pure...
Vous vous sentez alors baignés, enveloppés par l’atmosphère qui émane de ces êtres spirituels, et quand vous retournez chez vous, vous rapportez toute une richesse, des révélations, des pensées et des sentiments plus larges, plus vastes.

Oeuvres Complètes, tome 20 « Voda, l’eau », 19 août

Vous aimez la nature, vous découvrez en elle des spectacles toujours nouveaux que vous ne vous lassez pas d'admirer. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que par votre pensée, par votre amour vous pouvez aussi entrer en relation avec elle afin qu'elle s'ouvre à vous.
Vous vous approchez d'une rivière, d'un lac, d'une forêt, d'une montagne, arrêtez-vous un moment et adressez-leur un signe de la main. À leur manière ils répondront à votre salut et vous sentirez que quelque chose en vous s'harmonise, s'éclaire et s'allège, tout simplement parce que vous avez décidé de saluer la nature vivante et les créatures qui l'habitent. Et maintenant ramassez une pierre sur le chemin et caressez-la avec amour : l'entité qui l'habite acceptera votre amour, elle vibrera à l'unisson avec vous, et elle vous aimera elle aussi.
Il ne suffit pas de dire que la nature est vivante, il faut aussi apprendre ce que vous devez faire pour que cette vie devienne une réalité en vous. Le jour où vous saurez entretenir une relation consciente avec la création, vous ne vous sentirez plus ni seul ni pauvre, car c'est la vie divine qui viendra vous remplir de ses bénédictions.

Pensées Quotidiennes 2014, 3 juillet

Publié le 10 juillet 2016 - Le temps des vacances (1)

plume au ventNe rien faire n’a jamais été la meilleure façon de se reposer. Le meilleur moyen de se reposer, c’est de changer d’activité. Et le travail spirituel justement est par nature très différent de toutes les activités dont vous avez l’habitude. Ce n’est pas comme d’aller chaque jour sur un chantier, à l’usine ou au bureau pour gagner, quelquefois péniblement, votre vie et celle de votre famille. Dans le travail spirituel, il s’agit de développer cette part divine de vous-même qui est brimée, étouffée dans l’existence quotidienne par toutes sortes d’occupations et de soucis.
Et donc voilà le meilleur repos : apprendre à introduire en vous l’ordre et l’harmonie, permettre à votre nature divine de s’épanouir dans la lumière et l’amour, afin de devenir un jour un facteur bénéfique pour le monde entier.

Oeuvres Complètes, tome 20, Voda, l’eau, 17 août

Pourquoi ne pas tirer profit de la période des vacances pour faire une pause, afin de vous retrouver ?
Pendant l'année, tant de préoccupations et d'activités s'ajoutant les unes aux autres ont encombré, alourdi, obscurci votre vie ! Prenez donc maintenant un moment pour analyser la direction que vous êtes en train de suivre, les activités dans lesquelles vous vous engagez, et efforcez-vous de conserver seulement ce qui n'entre pas en contradiction avec votre travail spirituel.
Revenez aussi sur certains événements que vous avez vécus durant les mois précédents, certaines rencontres que vous avez faites, et tirez-en des conclusions utiles pour l'avenir.
Et puisque vous avez plus de temps, tâchez d'en consacrer une partie à des exercices spirituels que vous n'étiez pas libre de pratiquer pendant le reste de l'année. Lisez des livres qui nourrissent votre vie intérieure. Choisissez quelques phrases significatives et répétez-les jusqu'à ce que jaillisse de votre âme une étincelle qui allumera dans tout votre être un feu de sagesse et d'amour.

Pensées Quotidiennes 2014, 6 août

Publié le 23 juin 2016 - Équilibrer le spirituel et le matériel

plume au ventIl faut savoir garder la mesure. Si vous me dites : " Bon, maintenant j'ai compris, je vais organiser ma vie de telle sorte que je n'aie plus à dépenser mon temps et mes énergies dans des préoccupations matérielles, professionnelles, familiales ", je vous répondrai qu'il ne faut pas non plus exagérer, car nous vivons dans le monde et nous ne pouvons pas faire comme s'il n?existait pas.
Si vous vous comportez comme un asocial et un parasite, vous végéterez, vous serez un fardeau pour les autres, et ce n'est pas recommandé. Il faut savoir ajuster les deux : les activités dans le monde et la vie spirituelle. C'est un équilibre que tout être humain qui veut évoluer doit trouver : comment vivre dans le monde, avoir des relations avec lui, tout en laissant quand même la première place à l'essentiel : l'âme et l'esprit. C'est d'après sa façon d'ajuster ces deux aspects, matériel et spirituel, que chacun révèle son degré d'évolution. Et rien n?est plus difficile : les uns sont tentés de s'enfoncer dans la vie matérielle en oubliant la vie de l'esprit, et les autres de ne s'occuper que de la vie de l'esprit en négligeant la vie matérielle.
Mais il existe une troisième solution, et c'est celle que chacun doit trouver pour lui-même, car chaque cas est particulier. Pour le fond, bien sûr, tous les êtres humains possèdent la même nature, ils ont les mêmes besoins ; mais leur degré d'évolution n'est pas le même, leur tempérament n'est pas le même, leur vocation dans cette existence n'est pas la même, et chacun doit trouver individuellement son équilibre sans vouloir imiter le voisin. Celui qui se sent poussé à fonder une famille ne peut pas résoudre la question comme celui qui préfère rester célibataire. Celui qui a besoin de beaucoup d'activité physique ne peut pas mener la même que celui qui a un tempérament méditatif, contemplatif.
L'essentiel, c'est que chacun soit capable de bien s'analyser afin de connaître ses tendances profondes ; ensuite, une fois qu'il les connaît, il s'efforcera d'équilibrer dans sa vie le spirituel et le matériel.

Brochure n° 2 "Le spiritualiste dans la société", p. 3-4

Publié le 12 juin 2016 - Nos besoins profonds

Les gens croient que lorsqu’ils éprouvent un manque, c’est leur corps qui est insatisfait et qui réclame. Ils le gavent, ils le choient, ils lui donnent tout… et le corps, repu, saturé, suffoque et se plaint : « Arrête, tu vas me faire mourir ! Ce n’est pas moi qui peux te donner ce que tu cherches. »
Mais la personne, qui ne comprend pas, s’obstine en se disant que si elle n’arrive pas cette fois à trouver ce qu’elle cherche, elle y arrivera peut-être la fois suivante. Malheureusement la fois suivante, c’est la même chose : le vide... Mais elle continue !
En réalité, le corps peut être satisfait avec très peu de choses. Les insatisfactions viennent de l’âme et de l’esprit, qui ne cessent de réclamer : « Je veux contempler le soleil et les étoiles... je veux la fraternité, la justice sur la terre, la paix entre les nations... je veux m’unir à Dieu... j’ai besoin de pureté, de lumière, j’ai besoin d’espace... »
Tant que les humains ne connaîtront pas les besoins de leur âme et de leur esprit et ne chercheront pas à les satisfaire, ils seront malheureux.

Oeuvres Complètes, tome XXI (éd. 1984), 9 mai

Éprouver sans cesse de nouveaux besoins, c'est certainement un signe d'évolution ; mais cette cupidité, cette voracité qui poussent tant de gens à chercher leur satisfaction dans le plan physique, voilà ce qui les amène à dévaster et à polluer la planète et conduit l'humanité à la catastrophe.
Beaucoup en sont conscients, mais ils s'obstinent dans cette voie. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils ignorent ce qu'ils doivent chercher et où chercher : ils ne se connaissent pas, ils n'ont jamais essayé d'explorer leur monde intérieur pour y découvrir les véritables richesses.
Si les humains savaient que le Créateur a placé en eux, à l’état subtil, l'équivalent de tout ce qu’on peut trouver dans l'univers, au lieu de vouloir accaparer tout ce qui passe à portée de leurs mains, ils se nourriraient et s'embelliraient des richesses qu'ils ne cesseraient de découvrir en eux, les richesses de l'esprit. Et alors, non seulement ils ne détruiraient rien, mais tout ce qu'ils réaliseraient ensuite dans le plan physique serait marqué du sceau de l'esprit.

Pensées Quotidiennes 2016, 14 mai

Publié le 29 mai 2016 - Une parole en or (3)

plume au ventParler ne se limite pas à articuler des sons. Chaque mot prononcé possède des vibrations qui lui donnent la possibilité d’agir comme une force constructive ou destructive. La plupart des gens n’en sont pas conscients, et c’est pourquoi on constate tant de dégâts et de ruine dont seuls des mots sont la cause.
Toute parole prononcée suscite nécessairement certains sentiments : si vous prononcez des paroles constructives et vivifiantes, très vite s’éveillent les sentiments correspondants. Au moment où un acteur entre en scène, il n’éprouve pas les sentiments d’amour ou de colère ou de désespoir du personnage qu’il doit incarner. Mais il commence à parler et, de plus en plus, à cause des mots qu’il prononce, non seulement il commence à éprouver ces sentiments, mais il communique une émotion aux spectateurs : car les mots déclenchent des forces et ces forces agissent sur le public. Quand on réfléchit sur ces faits, on comprend qu’il faut être extrêmement attentif à ses paroles, afin de ne pas se laisser aller à prononcer des mots qui apporteront le malheur et la destruction.

Pensées Quotidiennes 2011, 5 septembre

Les paroles qui viennent de l'âme et de l'esprit sont inspirées par tout ce qui est le plus désintéressé et le plus beau. Elles sont d'une grande pureté puisqu'elles éveillent quelque chose de divin en l'homme et qu'elles ne détruisent jamais. Par la parole vous pouvez nettoyer, laver et purifier les êtres. Comme un torrent, comme un fleuve qui coule, la parole peut tout laver et tout purifier. Mais si on change la nature de la parole, on peut tout salir. Il faut donc méditer souvent sur ce sujet et chercher par quelles paroles vous pouvez nettoyer et purifier le cœur des humains.

Œuvres Complètes, tome VII, chap. I : La pureté dans la parole

Nous devons prendre l’habitude de parler avec douceur et bonté aux fleurs, aux oiseaux, aux arbres, aux animaux, aux humains, car c’est une habitude divine. Celui qui sait dire les mots qui ressuscitent, inspirent et allument le feu sacré, possède une baguette magique dans la bouche.
Soyez toujours très attentifs à vos pensées et à vos paroles, parce que dans la nature il y a toujours un des quatre éléments : la terre, l’eau, l’air ou le feu, qui attend le moment où il pourra habiller tout ce que vous pensez et exprimez.
Et la réalisation se produit souvent très loin de la personne qui en a donné les germes : de même que le vent emporte les graines et les sème au loin, de même nos pensées et nos paroles s’envolent et vont produire loin de nos yeux des résultats mauvais ou bons.

Œuvres Complètes, tome XIX (éd. 1984), 12 septembre

Publié le 18 mai 2016 - Une parole en or (2)

Un homme vint un jour auprès d’un sage et lui dit : « Je me suis mal conduit envers un de mes amis : je l’ai accusé injustement, et maintenant je ne sais pas comment réparer. Que me conseilles-tu ? »
Le sage l’écoute attentivement et répond : « Va dans la rue où habite ton ami, place une plume devant chaque maison et reviens me voir demain. »
L’homme s’en va, fait ce que le sage lui a dit, et le lendemain il retourne le voir.
« C’est bien. Va maintenant chercher les plumes et rapporte-les ici. »
Quelques heures après, l’homme revient tout penaud : il n’avait pas retrouvé une seule plume !
plume au ventAlors le sage lui dit : « Il en est de même pour les paroles : une fois proférées, tu ne peux plus les rattraper, elles se sont envolées. » Et l’homme repartit très malheureux.
Maintenant je voudrais, moi, prolonger cette conversation. Supposons que quelqu’un vienne me voir pour me demander comment réparer des paroles qu’il regrette. Je lui raconterai la même histoire, puis j’ajouterai quelque chose de très important. Je lui dirai : « Il faut que tu parles de nouveau de cette personne, mais en insistant sur ses qualités. Comme il y a toujours quelque chose de bon dans chaque créature, tu chercheras et tu trouveras.
- Et de cette façon je réparerai ma faute ?
– Non, ce n’est pas possible, car les paroles prononcées se sont enregistrées et elles ont déjà provoqué des dégâts dans les régions invisibles, et même visibles parfois. Mais tu créeras ainsi quelque chose de différent qui effacera un peu tes paroles passées. Seulement dépêche-toi, car plus le temps passe, plus tes paroles produisent des dégâts.
– Alors par ces bonnes paroles je n’aurai pas encore réparé ?
– Ce n’est pas sûr : les bonnes paroles que tu as prononcées ne neutralisent pas les mauvaises, car elles se sont enregistrées dans une couche différente de l’atmosphère psychique, et les couches se superposent. On ne peut pas rattraper les paroles qu’on a lancées, parce qu’elles se trouvent déjà enfouies sous d’autres couches physiques ou psychiques. Le temps est donc là un facteur très important. »
… Oui, s’il s’est écoulé trop de temps, il n’y a plus rien à faire. Il ne faut donc pas tarder si c’est possible à réparer des paroles négatives, sans même attendre le lendemain, car la parole est vite envolée : c’est une force, une puissance qui parcourt l’espace et qui agit.

Collection Synopsis n° 2, partie V, 2

Publié le 4 mai 2016 - Une parole en or (1)

Un général lance un ordre d'attaque. Il crie : " Feu " et en quelques minutes il ne reste plus rien de ce qui était une ville magnifique. Lui-même n'a rien fait, il a seulement prononcé un mot, mais quel pouvoir possédait ce mot ! Ou bien un homme ou une femme qui compte beaucoup pour vous, mais dont vous ne connaissez pas encore les véritables sentiments, vous dit ou vous écrit un jour ces simples mots : " Je t'aime ", et voilà votre vie soudain illuminée ! Pourtant, rien n'a changé. Mais tout a changé. L'existence entière est là pour démontrer les pouvoirs de la parole.
Et pourquoi pensez-vous que les gens parlent, la plupart du temps ? Pour exercer leur pouvoir. Alors même qu'ils prétendent donner des explications, des informations, souvent ce n'est pas réellement pour expliquer ou informer ; en parlant ou en écrivant, ils veulent surtout produire certains effets : se faire des alliés, susciter la colère, la haine, ou bien endormir la méfiance.
Et vous-même, dans quel but utilisez-vous la parole ?

Pensées Quotidiennes 2016, 18 avril

chakraLes humains ont perdu la maîtrise de leurs pensées et de leurs sentiments, et ils parlent, ils parlent sans savoir ce qu’ils disent ni pourquoi ils le disent.
Combien de gens, après avoir démoli quelqu’un par leurs cris et leurs reproches, prétendent : « Mais j’ai dit ça pour son bien, j’ai été sincère, c’est tout ! » En réalité, ils avaient besoin d’exprimer leur irritation, leur mécontentement, et ils ont pris la sincérité comme prétexte. Pourquoi sont-ils sincères seulement sous l’empire de la colère ? Ils peuvent donner toutes les bonnes raisons qu’ils veulent, tant que leurs mobiles ne sont pas vraiment désintéressés, spirituels, les humains ne pourront jamais produire des effets bénéfiques par leurs paroles.
[...] Trop de gens jettent des paroles à droite et à gauche comme des allumettes enflammées qui provoquent des incendies partout, dans leur famille, chez leurs amis, sur leur lieu de travail. Combien de ruptures, de tragédies viennent de quelques mots malheureux placés là où il ne fallait pas ! Par la parole on construit une amitié, et par la parole on la détruit et on se crée des ennemis. Est-ce tellement difficile de tenir sa langue ?

Brochure 320, Verbe divin et parole humaine, III

Il y aurait beaucoup à dire sur les pouvoirs de la parole : comment elle crée des formes, comment elle agit sur les organes psychiques et physiques non seulement de ceux qu'elle mentionne, mais encore de ceux qui la prononcent et de ceux qui l'entendent. Savoir être juste, mesuré, précis dans ses paroles est une des plus grandes qualités qui existent.
Comme on écrit avec une plume, on écrit avec la langue. Chaque parole est déjà une lettre que l'on adresse aux êtres humains, mais aussi à toutes les entités qui peuplent la nature. Quelles que soient les créatures, il faut s'efforcer de leur parler avec une langue en or. Oui, car la langue des humains peut être de diverses matières : plomb, cuivre, fer, étain, argent, or. Une langue en or éclaire et apaise les âmes.

Pensées Quotidiennes 2011, 8 mai

Publié le 23 avril 2016 - Puissance de la gratitude (2)

Au moment où les événements se produisent, nous ne pouvons pas savoir si, avec le temps, ils se révéleront heureux ou non pour nous. Combien de circonstances que les gens croyaient heureuses ont été finalement la cause de leur effondrement ! Et combien d'épreuves se sont, à la longue, révélées bénéfiques ! Ce n'est donc pas dans l'instant que l'on peut juger du bonheur ou du malheur : pour se prononcer, il faut attendre.
Alors, quelles que soient les épreuves, prenez l'habitude de vous dire qu'au bout du chemin, c'est peut-être un bonheur qui vous attend, et remerciez ! En disant "merci", vous libérez en vous des énergies qui vont vous aider à faire face. C'est là qu'est la puissance du mot "merci" : il s'attaque déjà à l'obstacle qui était en train de se dresser et il neutralise les poisons que la tristesse, la colère, le découragement commençaient à distiller en vous. Répétez-le souvent, en vous imprégnant bien de sa signification.
Dès l'instant où vous introduisez en vous un sentiment de gratitude, où vous l'entretenez pour le faire grandir, il ne se limite pas à exister passivement. Ce sentiment possède des vibrations déterminées et, par la loi de l'affinité, il attire des pensées, des sensations qui lui correspondent. Toutes les bénédictions vous viendront de ce simple élan de gratitude. "Merci Seigneur", " Merci mon Dieu"...

De la terre au Ciel, p 134

Apprenez à mettre en balance les petites contrariétés de l'existence et tous les biens que la Providence nous a largement distribués, et tirez des conclusions : vous ne pourrez que ressentir de la gratitude... Remerciez pour ce que vous avez et pour ce que vous n'avez pas, pour ce qui vous réjouit et pour ce qui vous fait souffrir. C'est ainsi que vous entretiendrez en vous la flamme de vie. C'est une loi qu'il faut connaître.
Vous direz : "Mais comment remercier quand on est malheureux, malade, dans la misère ? Nous ne pourrons jamais ! "Si, on peut, et c'est cela le plus grand secret : même malheureux, il faut trouver une raison de remercier. Vous êtes pauvre, vous êtes malade ? Remerciez, remerciez, réjouissez-vous... De quoi ? De voir les autres riches, en bonne santé, dans l'abondance, et vous verrez, peu après certaines portes s'ouvriront et les bénédictions commenceront à couler sur vous. Arriver à remercier et à se réjouir même quand on n'a apparemment aucun motif de réjouissance, voilà une philosophie extraordinaire qui vous donnera la possibilité de surmonter toutes les difficultés, de planer au-dessus de la vie, d'être le maître de toutes les situations. Aucun chimiste n'a encore découvert un élément qui produise des effets aussi puissants sur l'être humain que le remerciement. Dans aucun laboratoire on n'a encore étudié le retentissement que peut avoir sur l'organisme humain le seul fait de remercier, et tout ce qui peut être changé dans le cerveau, le cœur, les poumons et même dans le système circulatoire, musculaire...
Celui qui aspire au bonheur doit savoir se montrer reconnaissant de tout ce qu'il possède et tâcher d'apporter quelque chose de lumineux aux autres. Il apprend à se réjouir, et en particulier des choses qu'il avait jusque-là dédaignées et négligées. Chaque jour, il tâche de trouver un évènement, une rencontre, une pensée qui lui fait du bien ou l'émerveille et il le met dans son cœur, dans sa mémoire, dans son intelligence.

Brochure n° 3, Le devoir d'être heureux, p 26-8

Publié le 13 avril 2016 - Puissance de la gratitude (1)

Voici quelqu’un qui se trouve très malheureux, et il vient m’expliquer pourquoi. Je lui demande : « - Est-ce que vous avez remercié, aujourd’hui ?
  • enfant remerciantRemercié ? Mais qui ? Pour quoi ?
  • Vous pouvez marcher ? respirer ?
  • Oui.
  • Vous avez pris votre déjeuner ?
  • Oui.
  • Et vous pouvez ouvrir la bouche pour parler ?
  • Oui.
  • Eh bien, remerciez ! Il y a des gens qui ne peuvent ni marcher, ni manger, ni ouvrir la bouche. Vous êtes malheureux parce que vous n’avez jamais pensé à remercier. Pour changer votre état, il vous faudrait d’abord reconnaître que rien n’est plus merveilleux que le fait d’être vivant, de pouvoir marcher, regarder, parler... »
Les humains auraient des milliers de raisons de remercier, mais ils ne les voient pas. Ils sont ingrats. C’est pourquoi la vie les fait passer par des épreuves, tout simplement pour leur apprendre à être enfin reconnaissants.

Pensées Quotidiennes 2010, 2 août

La reconnaissance, la gratitude sont des puissances qui désintoxiquent l’organisme, qui neutralisent les poisons, renouvellent les cellules. Alors apprenez à remercier. Chaque jour, plusieurs fois par jour répétez « merci, merci, merci, merci, merci... »
Pourquoi les humains sont-ils tellement ingrats ? Ingrats envers le Créateur, ingrats envers toute la nature, ingrats les uns envers les autres... Ils retiennent de leur existence quotidienne seulement ce qui leur a manqué ou déplu, alors ils ne voient pas qu’il y ait tellement de quoi remercier.
Et pourtant si, il y a immensément de quoi remercier !
Le disciple qui veut avancer sur le chemin de l’évolution doit apprendre la reconnaissance, car grâce à elle il obtiendra un jour la clé de la transformation de la matière.
Tâchez de bien comprendre cela : si vous savez remercier, la nature des éléments qui entrent dans la composition de votre matière sera différente, plus sensible, plus subtile, plus résistante, et vous sentirez que vos organes psychiques et même physiques font un meilleur travail.

Pensées Quotidiennes 2011, 22 mai

Publié le 3 avril 2016 - Reprendre courage (3)

Le découragement est un des états les plus destructeurs que puisse ressentir un être humain, car il le prive de la plus grande partie de ses énergies.
Pourtant, même dans les pires moments, le découragement contient des éléments qui, si on sait les saisir et les utiliser, peuvent servir à reprendre courage. Le découragement vous prive de vos énergies, c’est vrai, mais lui-même possède des forces formidables. La preuve : du moment qu’il est capable de démolir tout un royaume : vous-même, avec toutes les richesses et les possibilités entassées dans votre corps, votre cœur, votre intellect, votre âme, votre esprit, c’est qu’il est vraiment très puissant. Alors, pourquoi ne pas vous emparer de cette puissance pour l’orienter dans un sens positif ?
Efforcez-vous de prendre conscience de toutes les possibilités qui sont au-dedans de vous. Même quand vous vous croyez complètement exténué, à bout de forces et de résistance, en réalité il vous reste encore des ressources formidables qui vous permettront de reprendre la route.

Pensées Quotidiennes 2015, 19 février

fleur sur terre seche
Abattu, désespéré, un homme partit un jour marcher dans la campagne. À un moment, il s’assit sur un rocher, et là, dans un creux minuscule, il aperçut un brin d’herbe qui avait réussi à pousser et à survivre.
Il l’a longuement regardé et soudain quelque chose en lui s’est ranimé et l’a arraché à son abattement.
Comment ce brin d’herbe avait-il pu lui redonner courage ? … En réalité ce n’était pas le brin d’herbe, mais lui-même qui, en le regardant, avait à son insu opéré un changement dans son subconscient. Oui, car toutes les puissances de régénération sont en l’homme lui-même et il suffit quelquefois d’une cause infime pour les réveiller.
Les êtres, les choses… tout ce qui existe dans la nature peut nous aider. Il arrive que cela se produise en dehors de notre conscience et de notre volonté ; mais c’est à nous de chercher à rendre ce phénomène conscient, sans attendre que la nature vienne, comme par hasard, à notre secours.

Dictionnaire du livre de la nature, p. 84

Publié le 16 mars 2016 - Reprendre courage (2)

Vous dites : "Je n'en peux plus... Je suis au bout du rouleau." Oui, peut-être du rouleau qui finit de se dérouler maintenant. Mais des rouleaux, vous en avez encore beaucoup d'autres en vous. Remplacez ce vieux rouleau, et avec le nouveau vous allez poursuivre votre route.
Il y a des moments, c'est vrai, où on peut être envahi par une lassitude mortelle, la sensation qu'on n'arrivera pas à faire un pas de plus. Il est difficile de lutter contre une sensation, quelle qu'elle soit ; mais raison de plus, quand on éprouve cette sorte de lassitude, pour garder la conviction qu'on a encore des ressources et que bientôt, on pourra se remettre en chemin. Un jour, bien sûr, vous arriverez au bout du dernier rouleau de cette existence, mais pour le moment vous n'y êtes pas encore, et si vous savez entretenir en vous des pensées de courage, d'espérance, vous allez bientôt vous redresser. Vous aurez mis un nouveau rouleau et vous repartirez avec des énergies toutes fraîches.

Pensées Quotidiennes 2013, 29 avril

peur en forêt
La floraison du perce-neige annonce le printemps. Quelle volonté, quelle force, quel courage possède cette petite fleur pour pouvoir commander à la neige et à la terre gelée : " Allez, écartez-vous, je veux sortir, je veux voir le soleil ! " Elle est fragile, elle a des pétales si tendres, si délicats, un rien peut la blesser, et pourtant regardez, la terre et la neige lui obéissent, lui cèdent le passage et elle sort, elle fleurit. Quelle est cette force qui oblige la terre à s'entrouvrir ? Le perce-neige possède une puissance irrésistible dans sa petite tige, là, qui commence à poindre, et c'est lui qui triomphe.
Et vous, n'avez-vous pas plus de possibilités qu'un perce-neige ? Si. Seulement c'est la foi et la volonté qui manquent pour dire aux difficultés, aux limitations : " Allez, laissez-moi le passage, je veux sortir, je veux admirer la création et louer le Créateur, écartez-vous ! "
Persévérez, et comme le perce-neige vous arriverez un jour à vous dégager et à fleurir dans la lumière.

Dictionnaire du livre de la nature, p. 413/414

Publié le 7 mars 2016 - Reprendre courage (1)

peur en forêt
Quand, devant certaines difficultés, vous sentez le découragement ou le désespoir vous envahir, ne les considérez pas comme des ennemis qui n'ont pas le droit de s'attaquer à vous, parce que malheureusement si, ils en ont le droit. Il faut donc accepter ces attaques en se disant que, grâce à eux, beaucoup de choses iront mieux ensuite, et c'est vrai qu’elles iront mieux. N'avez-vous jamais senti qu'après un grand découragement, vous êtes à nouveau plein d'énergies ? D'où sont-elles venues, ces énergies ? C'est le découragement qui vous les a apportées. Bien sûr, vous devez être attentif : surveillez que ce découragement ne soit pas plus fort que vous, afin qu'il ne vous entraîne pas, tel un torrent impétueux qui finirait par vous engloutir. Acceptez-le seulement comme quelque chose d'inévitable, car de tels états sont inévitables.
Si vous savez comment les comprendre et les vivre, ce sera comme le printemps après l'hiver : vous vous sentirez régénéré.

Pensées Quotidiennes 2015, 3 février

On est toujours guetté par le découragement, mais il existe des méthodes pour lui faire face. Quand vous commencez à vous sentir accablé, abattu, la première chose à faire, c'est de vous dire que cet état ne durera pas. Pendant un moment, réfugiez-vous quelque part en vous-même, comme si vous entriez en hibernation, et restez là jusqu'à ce que vous trouviez à nouveau le souffle de la vie. Le découragement, c'est comme l'hiver ; mais après l'hiver revient le printemps. Selon les années, il vient plus ou moins tôt ; quelquefois il vient très tard, mais il finit toujours par arriver. C'est pourquoi il ne faut jamais complètement perdre l'espoir. À un moment ou à un autre, tôt ou tard, votre élan, votre énergie reviendront...

Brochure 3, Le devoir d'être heureux, p. 12-13

Publié le 26 février 2016 - Vaincre la peur (2)

peur en forêt
L’existence humaine peut être comparée à la traversée d’une forêt ou à l’ascension d’une haute montagne. Que d’efforts à faire, que de dangers à affronter pour arriver au but ! Et si c’est dans l’obscurité qu’on entreprend cette traversée ou cette escalade, le risque est grand de s’égarer... Dans les ténèbres, non seulement on est véritablement exposé aux dangers, mais le plus dangereux encore, c’est la peur qu’on se crée soi-même, en ne sachant pas comment interpréter les bruits et les formes indécises qu’on voit s’agiter. Or avoir peur, c’est donner du pouvoir à ce dont on a peur, c’est lui préparer des conditions pour nuire.

Pensées Quotidiennes 2004, 28 janvier

L'existence est une longue route qui réserve des surprises et comporte des dangers, mais ce n'est pas une raison pour vivre continuellement dans la crainte. Car il existe une loi d'après laquelle plus on a peur de quelque chose, plus on l'attire. Donc, si vous ne voulez pas attirer des malheurs sur vous, ne les imaginez pas, ne les craignez pas ! Vous devez bien sûr réfléchir, prendre des précautions et surtout vous renforcer, mais ne laissez pas la crainte s'installer en vous. Combien de gens sont à la merci de leurs peurs, sans se rendre compte qu'elles leur sont inspirées par un manque de connaissance, un manque de lumière. La preuve : quand vous vous trouvez dans un endroit obscur, vous ne vous sentez pas tranquille jusqu'au moment où vous pouvez allumer une lumière.
Tirons maintenant de cet exemple des conclusions pour le plan psychique : l'obscurité, c'est- à-dire l'ignorance, vous fait courir tous les dangers, et c'est pourquoi vous avez peur. Mais projetez la lumière, c'est-à-dire armez-vous des vérités nécessaires pour affronter les situations, votre peur disparaîtra.

Pensées Quotidiennes 2015, 19 août

Le disciple doit faire tout son possible pour vaincre la peur.
Pourquoi la poule, qui est toute petite, n’a-t-elle pas peur d’un animal dix fois plus fort qu’elle ? Lorsqu’elle a ses poussins à défendre, elle gonfle ses plumes et elle se jette sur ceux qui semblent vouloir les attaquer ! On n’a pas trouvé de meilleur remède contre la peur que l’amour. Si vous aimez, la peur disparaît.
Le savoir aussi est un remède contre la peur, mais il n’est pas aussi efficace que l’amour, parce que la peur est instinctive. Le savoir n’appartient pas au domaine de l’instinct, alors que l’amour au contraire est très profondément enraciné dans les instincts. Ce n’est ni par la raison, ni par les explications qu’on peut vaincre et dominer un instinct, mais par un autre instinct. Il peut arriver parfois que la raison apaise la peur, mais le résultat n’est ni durable ni sûr. Tandis que, touchez le cœur de quelqu’un, il se jettera dans le feu pour vous. Si une jeune fille voit un inconnu en danger, elle hésitera peut-être à le sauver, mais s’il s’agit de son bien-aimé, elle est prête à tout.
Le disciple doit donc augmenter l’amour en lui pour vaincre la peur.

Œuvres Complètes, tome XX (éd. 1984), 30 octobre

Publié le 22 février 2016 - Vaincre la peur (1)

L'homme cultivé, l'homme civilisé n'a plus peur des éléments et des forces de la nature... oui, mais il a peur de sa femme, de son voisin, de son patron, peur de la maladie, peur de la misère, de la mort, et surtout … peur de l'opinion publique ! Il ne craint peut-être ni Dieu ni diable, mais l'opinion publique le fait trembler, et il est prêt à tout sacrifier pour elle.
Il y a beaucoup de peurs que l'homme civilisé n'a pas encore vaincues, car la peur est un instinct solidement enraciné dans l'âme humaine ; il faut lutter longtemps pour la vaincre. Elle prend des formes multiples : on la chasse d'un côté, elle s'installe de l'autre...
Source à Rila en Bulgarie

Nastradine Hodja, qui n'était pas bête, avait remarqué que même s'il ne voulait pas l'admettre, chacun a peur de quelque chose, et un jour où il n'avait plus un sou, il décida de s'enrichir en obligeant les gens à reconnaître qu'ils avaient peur. Il se rendit chez le sultan :
  • Que les bénédictions d’Allah descendent sur ta tête ! Je viens te demander une grâce : permets-moi de réclamer un sou à chacun de tes sujets qui porte en lui une peur.
  • Un sou ? C’est peu de chose, dit le sultan. Je te l’accorde.
Il s’écoula quelque temps… et Nastradine Hodja revint de sa tournée avec trois chameaux chargés des pièces de monnaie qu’il avait ramassées. Car d’une façon ou d’une autre, tous ceux qu’il avait rencontrés révélaient par leurs paroles ou leur attitude qu’ils craignaient quelque chose ou quelqu’un. Il se présenta chez le sultan et déclara :
  • Tous ont dû me donner une pièce. Pas un seul qui n’ait été obligé d’avouer une peur. Et maintenant, je suis venu pour que toi aussi tu me donnes un sou.
  • Oh oh ! dit le sultan, tu repartiras bredouille de chez moi. Je n’ai peur de rien.
Mais comme il était très généreux, il invita Nastradine Hodja à manger et à boire avec lui et avec quelques courtisans. Au milieu du festin, Nastradine Hodja, qui était assis près du sultan, lui dit tout à coup d’une voix forte :
  • Majesté, j’ai trouvé au cours de mes voyages une femme ravissante. Pour te remercier de m’avoir permis de devenir riche, je voudrais te l’offrir. Elle est vraiment digne de ton harem. Si tu veux, je vais aller te la chercher.
  • Chut ! Pas si fort ! dit le sultan, ma favorite va t’entendre.
  • Ah, tu vois, toi aussi tu as peur ! Allez, donne-moi un sou.

Izvor n° 221, Le travail alchimique ou la quête de la perfection, ch. V

Publié le 12 février 2016 - Vers un amour désintéressé

Quels sont les humains qui ne sont pas convaincus que l'amour est la plus belle chose au monde, la plus nécessaire ? Et pourtant, qu'en connaissent-ils ? Les peines, les malheurs, les servitudes, parce que pour la majorité d'entre eux, le bonheur c'est d'être aimé…
Pourquoi souffrent-ils tellement lorsqu'ils sentent que ceux qu'ils aiment ne leur rendent pas cet amour, ou ne le leur rendent pas autant qu'ils le souhaiteraient ? Que ce soit leurs amis, leurs proches, leurs parents, leurs enfants, leurs femmes, maris, maîtresses ou amants, il ne leur suffit pas de les aimer, ils veulent être aimés autant, et même souvent davantage qu’ils n’aiment eux-mêmes. Pour être heureux, ils attendent que l’amour leur vienne de l’extérieur.
La vie est ainsi faite qu'on ne peut jamais être sûr de quoi que ce soit, ni des événements, ni des gens : parfois ils penseront à vous, et plus souvent ils vous oublieront. Alors, si vous n'installez pas en vous quelque chose de stable, vous serez sans cesse ballotté, désorienté...
Aimez, n'attendez plus d'être aimé.
Si les êtres que vous aimez répondent à votre amour, tant mieux, mais ne comptez pas dessus. Évidemment, il n'est pas agréable d'entendre des vérités pareilles. Mais malheureusement, c'est ainsi, et pour ne pas connaître des tribulations inutiles, il faut savoir qu'on ne doit pas compter sur la stabilité de quoi que ce soit d'extérieur, ni sur les affaires, ni sur les possessions, ni sur la fidélité et la reconnaissance de nos proches, car on n'est même pas sûr de bien les connaître.
Vous direz : « Mais alors, le bien que nous faisons ne sera jamais reconnu ? » Si, mais il ne faut pas attendre qu'il le soit. Et, dans l'immédiat, c'est en nous-mêmes que nous devons trouver notre récompense. Mais oui, cette dilatation, cette chaleur intérieures qui nous envahissent lorsque nous aimons, c'est là une grande récompense, il n'en existe pas de plus grande dans la vie.
Tout ce dont vous avez à vous préoccuper, c'est d'améliorer les manifestations de votre amour, de le rendre plus désintéressé, plus pur, plus vaste. Cet amour doit encore grandir dans la lumière, dans la compréhension. L'amour comme sentiment n'est pas encore le degré supérieur de l'amour. Le sentiment est trop personnel. Pour vivre la plénitude de l'amour, la compréhension est nécessaire.
Regardez le soleil : il aime le monde entier sans attendre en retour ni amour ni reconnaissance. C'est pourquoi il est tellement radieux : parce qu'il n'attend rien, il est libre. Et vous aussi, quand vous aurez décidé d'aimer sans rien attendre en retour, vous serez libre. Et c'est à ce moment-là que vous serez réellement aimé. Pourquoi ?… Si auprès de vous les gens se sentent éclairés, réchauffés, mais si en même temps ils se sentent libres aussi parce que vous n'exigez rien d'eux, comment ne vous trouveraient-ils pas sympathique et agréable ? Dès que vous renoncez à être aimé, l'amour commence à vous poursuivre. Il vous importune même : vous le chassez par la porte, il revient par la cheminée ! Mais plus vous cherchez à être aimé, plus l'amour s'éloigne. C'est comme si vous poursuiviez votre ombre : elle fuit devant vous. Ne le cherchez pas et l'amour sera tout le temps là, à vous sourire, à vous regarder gentiment.

Collection Synopsis, n° 2 : partie V, 1, 3 « Aimer comme le soleil »

Publié le 3 février 2016 - Le véritable amour est un état de conscience

Vous comprendrez ce qu'est véritablement l'amour quand vous cesserez de le considérer comme un sentiment. Le sentiment est obligatoirement sujet à des variations selon qu'il s'adresse à telle ou telle personne, alors que l'amour véritable est un état de conscience indépendant des êtres et des circonstances. Aimer, ce n'est pas avoir un sentiment pour quelqu'un, mais vivre dans l'amour et faire toute chose avec amour : parler, marcher, manger, respirer, étudier avec amour... Aimer, c'est avoir accordé tous ses organes, toutes ses cellules et toutes ses facultés pour qu'ils vibrent à l'unisson dans la lumière et dans la paix. L'amour est donc un état de conscience permanent. Celui qui a atteint cet état de conscience sent que tout son être est imprégné de fluides divins et tout ce qu'il fait est une mélodie.

Pensées Quotidiennes 2010, 31 août
rose

L’amour désintéressé n’attend rien des autres, il ne s’inquiète pas, il ne s’accroche pas à eux, il ne les trouble pas. C’est une source qui jaillit, qui donne sans cesse, sans se préoccuper de savoir qui viendra puiser de son eau : il lui plaît de la distribuer sans compter. L’amour intéressé, au contraire, agit sur les autres comme une violence, car en réalité il ne cherche qu’à prendre, et à la moindre déception il se manifeste par l’impatience, la colère, le ressentiment. L’amour désintéressé évite aussi les doutes, la méfiance, les discussions, il installe la joie, la beauté, l’espérance. C’est une vie nouvelle qui se fraie le chemin et rend les êtres de plus en plus libres, forts et heureux.

Pensées Quotidiennes 2014, 15 janvier

Publié le 16 janvier 2016 - Changer le monde par l'amour

"Laisser couler l'eau tout simplement". Pensée exprimée par le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov

Vous voulez transformer un désert en une plaine fertile : que faut-il faire ? Laisser couler l'eau, tout simplement. Et chaque chose va trouver sa place : les plantes, les insectes, les oiseaux, les animaux, les humains. L'eau, c'est la vie qui circule. Alors, laissez couler l'eau, la vie, et ne vous occupez pas de savoir quels seront les arbres qui viendront fleurir et les oiseaux qui viendront chanter dans ces arbres.
Quelqu'un dira : « - Mais moi, je veux tout d'abord savoir quelle sera la place de cette herbe, ou de cet oiseau et sur quelle branche il ira chanter. » Oh là là, si on attend de savoir tous ces détails avant de se décider à laisser couler l'eau, des siècles passeront et aucune fleur ne poussera, aucun oiseau ne chantera. Laissez donc couler l'eau ! Vous verrez à ce moment-là comment tout trouvera sa place, tout chantera, tout fleurira ...
Laisser couler l'eau, cela signifie ne jamais cesser d'aimer. Et même si les humains vous font du mal, ne cessez jamais de les aimer, sinon votre source va se tarir et vous deviendrez un désert ; eux continueront tranquillement à vivre, tandis que vous, vous péricliterez.

Collection Sila n° 1 « Parole solaire », p. 19

Méditez sur l’image de la source, cette eau cristalline qui jaillit de la terre et ne cesse de couler. Même si on y jette quelques saletés, le courant les emporte. C’est ce jaillissement ininterrompu de l’eau qui fait que la source reste toujours limpide, toujours vivante, toujours pure.
Prenez la source pour modèle, faites jaillir la vie en vous, faites jaillir l’amour et vous serez toujours protégé. Les mauvaises influences, les critiques, les méchancetés, vous ne les sentirez pas. Vous ne vous apercevrez même pas qu’on a essayé de vous salir ou de vous faire du mal, car tout ce qui pourra vous arriver de mauvais, comme la source vous le rejetterez.

Pensées Quotidiennes 2016, 2 juin
Source à Rila en Bulgarie