Regard de sagesse sur l'actualité

Publié le 24 mars 2017  - Campagne électorale (1) : à qui faire confiance ?

Comprenez une fois pour toutes que vous ne rencontrerez jamais personne qui soit là exactement préparé pour répondre à vos besoins. Les humains sont comme ils sont, il n’est pas sage d’attendre d’eux plus qu’ils ne peuvent vous donner, et encore moins sage de leur reprocher de ne pas vous l’avoir donné.
Je le répète, c’est à vous d’observer, d’étudier et de voir en qui vous pouvez mettre votre confiance.
...Combien de gens sont là, effondrés, parce qu’ils se sentent trahis ! Ils répètent : « Mais comment est-ce possible ? Il m’avait promis, elle m’avait juré... » C’est entendu, on leur avait fait de belles promesses, mais ils ne devaient pas être si crédules. Comme les enfants, la majorité des hommes et des femmes font des promesses qu’ils croient vraiment pouvoir tenir. Au moment où ils promettent, ils sont sincères, ils sont persuadés qu’ils feront ce qu’ils ont dit. Mais ils ne se connaissent pas, ils ne savent pas combien ils sont faibles, limités, et le moment venu ils flanchent, ils vous trahissent. C’est normal, vous deviez savoir d’avance qu’il en serait ainsi ! Il ne faut jamais demander aux gens quelque chose qui est au-dessus de leurs forces.
Avant de compter sur la fidélité de quelqu’un, demandez-vous d’abord qui il est et s’il pourra se montrer toujours à la hauteur. Et s’il vous trahit, ne vous en prenez qu’à vous-même : pourquoi vous être imaginé que la providence allait placer sur votre chemin exactement la personne dont vous rêvez ?

Izvor n° 239, ch. X « Comment fonder notre confiance dans les êtres »

Publié le 17 mars 2017  - Semaine de lutte … pour la santé (2)

Il existe donc un courant de vie et un courant de mort. Et le premier degré de la mort est le mécontentement.
Oui, si on ne prend pas de précautions, le mécontentement se transforme en peine, la peine se change en douleur, et cette douleur qui ne touche d’abord que le plan psychique finit par gagner le plan physique. Un jour elle devient maladie et la maladie entraîne la mort. Entre le mécontentement et la mort, les étapes sont évidemment nombreuses, mais peu à peu l’un mène inévitablement à l’autre.
Le contentement au contraire vous place dans le courant de la vie. Celui qui est content se sent rempli de gratitude envers le Ciel et vit dans la paix. Cette paix lui donne la force, la force lui apporte la plénitude et il commence à goûter la vie éternelle.
Celui qui aspire à la perfection, qui désire que les esprits de la nature l’aident dans son travail, doit se montrer reconnaissant de tout ce qu’il possède et apporter quelque chose de positif aux autres. Sachez donc être content, et précisément des choses que vous avez jusqu’ici dédaignées et négligées. Chaque jour tâchez de trouver au moins une chose qui vous émerveille et mettez-la dans votre cœur et votre intelligence.
Si vous remerciez chaque jour le Seigneur, si vous êtes content de tout ce qu’il vous donne, vous posséderez le secret magique qui peut transformer votre vie. Et même, les esprits lumineux de la nature s’approcheront de vous pour vous aider.

Izvor n° 225 , Harmonie et santé, chap. IX

Publié le 13 mars 2017  - Semaine nationale de lutte... pour la santé (1)

Il faut soigner les humains avant même qu’ils soient malades. Dès l’instant où la désharmonie, c’est-à-dire la haine, la médisance, la méchanceté, la jalousie, la révolte… commencent à pénétrer en eux, c’est déjà la maladie qui s’installe. Une maladie n’est rien d’autre qu’un désordre. Si l’harmonie règne en vous, le désordre ne peut pas pénétrer, l’harmonie l’en empêche : c’est une loi très importante qu’il faut connaître.
Combien de choses on fait dans un état de désharmonie ! On embrasse sa femme, ses enfants ou ses amis alors qu’on est triste, troublé, irrité. Et les travaux les plus importants, on les exécute aussi dans le désordre ; c’est pourquoi on rencontre tellement d’échecs. Chaque matin en vous réveillant, pensez à commencer la journée en vous accordant avec le monde de l’harmonie universelle. Ensuite seulement vous pouvez préparer le déjeuner, embrasser vos enfants, les habiller, leur parler ou aller au travail. Quand vous entrez dans une maison, votre première pensée doit être : « Que l’harmonie et la paix règnent dans cette maison ! »
Beaucoup s’imaginent qu’en étant toujours contre, toujours en désaccord, ils sont en train d’affirmer leur intelligence, leur autorité. Ils sont fiers d’avoir réussi à troubler l’ambiance, c’est pour eux une preuve de puissance. Eh bien, non, c’est très facile de détruire l’harmonie, c’est même la chose la plus facile : dire un mot blessant, lancer un regard méchant, faire un geste menaçant, casser un objet... et ça y est. Mais pour rétablir l’harmonie, il faut toute une science. Et quel travail !
Les lois de l’harmonie sont les lois les plus solennelles qui existent dans l’univers. L’harmonie est la meilleure arme contre la maladie. Si vous voulez vous guérir, vous ne devez penser qu’à l’harmonie : jour et nuit vous conformer, vous synchroniser, être en accord, en consonance avec la vie tout entière, la vie illimitée, la vie cosmique.

Collection Izvor n°225, Harmonie et santé, chap. III

Publié le 23 février 2017  - Le Salon de l’agriculture à Paris

La nature est vivante et intelligente. Oui, intelligente. L’intelligence n’est pas uniquement le propre des humains. C’est très difficile à admettre pour certains, je le sais, mais il faut qu’ils connaissent cette vérité : au fur et à mesure que nous changeons notre opinion sur la nature, nous modifions notre destinée.
La nature est le corps de Dieu. Si nous pensons qu’elle est morte et stupide, nous diminuons la vie en nous ; si nous pensons qu’elle est vivante et intelligente, que les pierres, les plantes, les animaux, les étoiles sont vivants et intelligents, nous introduisons la vie en nous. Et puisque la nature est vivante et intelligente, nous devons être extrêmement attentifs, respectueux envers elle, et l’approcher avec un sentiment sacré.
...
Etre un disciple de la science initiatique, c’est développer la conscience que dans la nature chaque chose est vivante, et la respecter, la préserver, la protéger. C’est approfondir en soi l’esprit de construction. Peut-être n’avez-vous jamais pensé à cela ? C’est pourquoi vous vous sentez souvent désorienté, angoissé, dans le vide. Pour sortir de cette situation, pensez que vous êtes lié aux forces et aux entités lumineuses de la nature et que vous pouvez communier avec elles.
Cette communion ininterrompue chaque jour avec une multitude de créatures, c’est cela la vraie vie. Vous direz : « Mais quel moyen de communication avons-nous ? » L’amour. Il n’y a pas d’autre moyen que l’amour. Si vous aimez la nature, elle parlera en vous, parce que vous aussi, vous êtes une part de la nature.

Synopsis n° 2, VII, 4, V :« L’homme dans le corps cosmique »

Publié le 17 février 2017  - Attentat contre une confrérie soufie au Pakistan

Au cours de l’histoire, la religion non seulement a produit toutes sortes d’atrocités, mais ceux qui les commettaient étaient persuadés d’avoir fait leur devoir. Emprisonner, massacrer, dévaster, brûler des « hérétiques », des « infidèles » sans aucune considération d’humanité, c’était cela manifester sa foi. Et même, certains étaient persuadés d’agir ainsi par amour du prochain, car en les condamnant au bûcher, ils leur épargnaient les flammes de l’enfer, la damnation éternelle !
C’est extraordinaire les aberrations que le fanatisme a pu produire dans la tête de certains.
Et Dieu évidemment les récompenserait. Mais est-ce qu’ils lui avaient d’abord demandé s’Il était d’accord pour qu’on massacre ses créatures ? C’est la première question que devraient se poser tous ceux qui, encore à notre époque, se proclament combattants de la foi et s’imaginent être les instruments de la volonté divine : Dieu les a-t-Il vraiment envoyés sur la terre pour massacrer leurs semblables en son nom ?

Pensées Quotidiennes 2005, 26 novembre

Publié le 7 février 2017  - Puissance de la parole dans la sphère politique

On parle, on parle, sans être conscient que la parole est une arme terrible et qu’on est responsable de l’usage qu’on en fait...
Sur le plan des actes, on est limité : il n’est pas si facile de ruiner quelqu’un, de briser sa carrière, de l’éliminer ou de détruire sa famille ; et en admettant même que ce soit réalisable, on s’expose à être pris et condamné. Mais on peut facilement jeter des paroles à droite et à gauche, et ces paroles comme des allumettes enflammées provoquent des incendies partout, dans les familles, dans l’entourage, sur le lieu de travail, dans la société et même dans le monde entier.
Combien de ruptures, de tragédies ont pour cause quelques paroles, prononcées ou écrites, lancées consciemment à un moment où on sait qu’elles produiront le plus de dégâts ! Et de nos jours par le téléphone, la presse, la radio, la télévision, etc.*, les humains ont tellement de possibilités d’agir par la parole ! C’est pourquoi ils doivent être de plus en plus vigilants.
Si les gens parlent trop sans se rendre compte de ce qu’ils disent et pourquoi ils le disent, c’est parce qu’ils ne contrôlent ni leurs pensées ni leurs sentiments ; mais ils croient que ce n’est pas grave. Ils parlent de tout et de tout le monde sans connaître le trajet que suivent leurs paroles et les dégâts qu’elles peuvent faire.
Une parole est comparable à une fusée qui parcourt l’espace où elle déclenche des forces, excite des entités et provoque des effets irréversibles. Les paroles s’envolent et vont produire dans le monde des résultats magnifiques ou désastreux, et on ne peut plus les rattraper.

Coll. Synopsis 2, partie V, 2 « Aimez vos ennemis », I

* L’auteur ajouterait aujourd’hui : les réseaux sociaux

Publié le 31 janvier 2017  - Justifier la torture, c’est faire régresser l’humanité sur son chemin d’évolution (2)

Supposons que vous regardiez un prisme avec la conscience de la personnalité *. Il est là devant vous, c’est un objet bien délimité, un cristal à trois parois, transparent, la lumière qui le traverse se décompose en sept couleurs, c’est très beau, c’est magnifique... Mais vous êtes resté au niveau de la conscience ordinaire : tout le monde sait observer de cette façon. Quand on commence à développer la conscience de l’individualité *, on ne regarde plus le prisme comme un objet de cristal séparé, on se place dans ce prisme, on en pénètre l’essence, c’est de l’intérieur qu’on sent et on comprend sa nature : toutes les notions et les perceptions qu’on peut avoir de lui sont alors tout à fait différentes.
Et si on regarde une plante, on entre en elle, on se fusionne avec la vie qui coule en elle, on sent tout ce qui s’y passe comme si on était soi-même cette plante ; et de cette façon, on connaît ses propriétés, ses vertus médicinales et ses utilisations possibles.
Ou encore, on se trouve devant un animal et on pénètre en lui de façon à devenir l’animal lui-même, sans perdre sa conscience d’homme.
Voilà une vision du monde qui change tout, mais elle est encore inconnue pour le moment, parce qu’avec l’éducation et l’instruction qu’on donne aux humains, ils ne peuvent pas connaître tous les aspects de la vraie vie : ils vivent dans la personnalité, où l’on perçoit seulement les formes, les dimensions, les poids, les distances, les durées. Elargissez votre conscience, entrez dans la conscience de l’individualité : là il n’y a plus de temps, plus d’espace ; toutes les créatures, tous les êtres éloignés de vous par des millions de kilomètres, vous les sentez vivre en vous !

Œuvres Complètes, tome XI, La clef essentielle, chap. II

* Dans ses conférences, l’auteur appelle « personnalité » la nature égocentrique de l’être humain, et « individualité » sa nature ouverte, rayonnante.

Publié le 30 janvier 2017  - La torture, c’est bien ou c’est mal ? (1)

Un jour, une personne me disait : « On ne peut jamais savoir ce qui est bon ou mauvais, juste ou injuste. »
Si, on peut le savoir, absolument, mathématiquement. Voici comment : vous voulez faire quelque chose à tel ou tel et vous ne savez pas si c’est bon ou mauvais ? C’est très simple : mettez-vous à sa place. Par exemple, vous voulez lui donner une gifle, mais alors une gifle formidable : eh bien, donnez-vous d’abord cette gifle à vous-même. Vous trouvez que ce n’est pas bon ? Donc ce n’est pas bon pour lui non plus. Comment savez-vous à ce moment-là que ce n’est pas bon ? … Mon Dieu, quelle lumière, quelle sagesse, quelle intelligence tout à coup !
Quelqu’un vient vous léser, vous vexer, vous insulter, vous voler, vous donner quelques gifles : on verra alors si vous n’allez pas montrer que vous connaissez toutes les lois, tous les codes, toute la jurisprudence. Mais quand c’est vous qui faites quelque chose aux autres, c’est curieux, vous ne savez plus si c’est juste ou injuste. Pourtant vous pouviez parfaitement le savoir : vous n’aviez qu’à vous mettre à la place de l’autre.

Œuvres Complètes, tome XXI (éd. 1977), 6 novembre

Publié le 26 janvier 2017 : Nuit des Idées 2017 : « un monde commun »

Les sages de l’Inde ont appelé « maya » toute cette illusion de la séparativité : vous êtes là, je suis ici, nous sommes des êtres distincts, nous ne pouvons pas nous comprendre, nous aimer, ni travailler ensemble, nous sommes obligés de nous faire la guerre. Pourquoi ? parce que nous avons des désirs, des conceptions différentes, des intérêts différents. Voilà maya, voilà la personnalité * ! Elle est si limitée qu’on se voit toujours comme un être séparé des autres, séparé de l’univers. Elle est à l’origine de toutes les contradictions, toutes les discussions, toutes les haines, toutes les guerres. La personnalité crée la séparativité, et voilà l’égoïsme, l’hostilité, les vols, les crimes.
Ce n’est pas le monde qui est maya, illusion, mais notre moi inférieur, parce qu’il nous pousse toujours à nous considérer comme des êtres séparés. Le monde n’est pas une maya, le monde est une réalité ; la matière aussi est une réalité, et même le mensonge, et même l’enfer. L’illusion, c’est de nous croire séparés de la vie universelle, de cet être unique qui est partout et que nous ne pouvons ni sentir ni comprendre parce que notre moi limité nous en empêche.
Mais dès que l’on commence à se retrouver, par l’étude, la méditation, la réflexion, on comprend qu’il n’y a pas deux, trois, quatre, ni une multitude d’êtres séparés, mais un seul être qui travaille avec eux tous, qui les anime et se manifeste à travers eux, même sans qu’ils s’en rendent compte, un seul être qui dirige et ordonne toutes leurs manifestations : un Moi supérieur. Ceux qui ont saisi cela arrivent à s’aimer, à ne plus se diviser, à ne plus se faire la guerre, à se sentir un. Pour eux, le monde entier est un être collectif.

Œuvres Complètes, tome XI, La Clef essentielle, chap. II

*L’auteur dans ses conférences appelle « personnalité » la nature égocentrique et bornée de l’être humain et « individualité » sa nature supérieure, ouverte et rayonnante.

Publié le 20 janvier 2017 : Les États-Unis au défi de l’harmonie entre les peuples

Dans le domaine politique, économique, quand les gens appellent à l’unité, il s’agit presque toujours d’ententes fondées sur des intérêts égoïstes. Un peu comme les brigands qui s’unissent pour faire de mauvais coups. Évidemment ce n’est pas cela, la véritable unité, mais c’est ainsi qu’on la comprend : s’unir pour se jeter sur quelqu’un d’autre afin de l’évincer ou même de l’anéantir.
Quand les citoyens d’un pays disent « Unissons-nous ! », si cette union a pour but de combattre le voisin et non de s’entendre avec lui, on ne peut pas réellement parler d’unité. La véritable unité doit toujours être la plus vaste possible.
Si, dans le corps, un organe réalise l’unité pour lui-même sans travailler en harmonie avec les autres organes, peut-être que lui-même se sentira bien, mais les autres souffriront et l’unité sera compromise.
Quand nous parlons ici d’unité, nous sous-entendons une unité universelle, cosmique, dont rien ni personne n’est exclu.
Mais cette unité doit d’abord se faire en chacun de nous : toutes nos cellules, toutes nos tendances unies pour tendre vers Dieu. Cet effort que nous faisons se reflétera sur les autres unités - les humains -, et toutes ces unités éparpillées feront, en se rassemblant, une unité universelle.

Œuvres Complètes, tome 21 (éd. 2006), 4 mars

Publié le 6 janvier 2017 : L’exploitation industrielle des animaux

Quant aux animaux, même si nous ne leur prêtons pas tellement attention, ils font partie de notre vie, et certains mènent à côté de nous une existence dont nous aurions beaucoup à apprendre.
Mais comment la plupart des humains considèrent-ils les animaux, comment se conduisent-ils envers eux ? La façon dont ils exploitent certaines espèces est vraiment ignoble. Pour avoir leur chair, leur fourrure, leur cuir, leurs cornes ou quelque autre partie de leur corps, ils ne reculent devant aucune cruauté. Mais je vous l’ai déjà dit un jour : cette cruauté envers les animaux, les humains sont obligés de la payer très cher.
Même si en apparence les guerres ont des causes politiques, économiques, etc., en réalité d’un point de vue initiatique elles sont aussi la conséquence de tous ces massacres d’animaux dont les humains se rendent coupables. La loi de justice, qui est implacable, les oblige à payer de leur propre sang celui qu’ils ont fait couler en tuant les animaux. Combien de millions de litres de sang répandus sur la terre crient vengeance vers le ciel !
...Les humains veulent la paix, soi-disant, mais tant qu’ils continueront à massacrer les animaux, ils auront la guerre. Voilà une vérité qu’on ne connaît pas et qu’on n’acceptera peut-être pas, mais qu’on l’accepte ou non, je suis obligé de vous la révéler. Les humains seront traités comme ils ont traité les animaux.

Afin de devenir un livre vivant, chap. XV

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