Fêtes religieuses et traditions du monde

"Les initiés, dans les temps anciens, ont-ils institué les fêtes seulement pour que les humains s’amusent ? Non, leur intention était d’abord d’introduire une pause, d’interrompre le rythme du travail qui, à cette époque, était continu, harassant, car on ignorait alors les vacances, les congés. Ces initiés voulaient délivrer, au moins pour un moment, la conscience de tant d’hommes et de femmes accablés par des tâches qui les usaient et détruisaient leur santé ; ils voulaient créer des soupapes qui libèrent leurs énergies psychiques comprimées. Les fêtes avec les chants, les danses, les jeux, les rires, les rencontres, permettent cette libération et elles créent aussi un climat fraternel par lequel chacun se sent porté, soutenu.
Mais avec ces fêtes, les initiés avaient encore un autre but : ils voulaient amener les humains à rechercher dans les régions plus subtiles des énergies pour régénérer et vivifier leur cœur et leur âme. Dans cette atmosphère d’échanges joyeux, bienfaisants, les entités lumineuses viennent puiser des énergies et elles s’en servent ensuite pour continuer leur travail à travers le monde. Voulez-vous les aider dans ce travail ? Vous-même, consciemment, confiez-leur votre joie, toute cette richesse spirituelle que vous procure une fête, afin que d’autres en bénéficient. Cette joie, cette richesse vous reviendront encore amplifiées. Voilà comment, dans leur sagesse, les initiés conçoivent la fête. Car s'il est vrai que la sagesse est grave, elle est pleine de gaieté aussi".

Omraam Mikhaël Aïvanhov - Collection Izvor n° 243, Le rire du sage, VI

La St Jean

La fête de la Saint-Jean d'été, traditionnellement accompagnée de grands feux, est la fête de Jean le Baptiste.
Elle a lieu le 24 juin, Jean l'Évangeliste étant fêté le 27 décembre.

Elle reprend une tradition préchrétienne de fête associée au soleil et aux moissons chez les Romains, dans des rites celtes et germaniques et dans de nombreuses autres civilisations à travers différentes époques en Syrie, en Phénicie, en Chine, en Turquie, chez les Incas, en Scandinavie.

Elle est proche de la date symbolique du solstice d'été dans l'hémisphère nord, qui a lieu le plus fréquemment le 21 juin, date à laquelle la nuit est la plus courte de l’année.

La Saint-Jean a été fêtée en France dans de nombreuses régions et elle est toujours vivace dans de nombreux pays dont la Belgique et l’Espagne ou des régions comme le Québec dont c’est la fête nationale.



Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées quotidiennes 1987, 21 juin

Dans la littérature traditionnelle de tous les pays, on trouve des légendes qui racontent comment la lumière et les ténèbres se livrent bataille. Et suivant le cas, c’est un côté ou l’autre qui remporte momentanément la victoire. Mais chaque année, au solstice d’été, nous entrons dans la période où la lumière est triomphante.
Ce sont les meilleures influences qui nous parviennent en ces jours où la lumière a repris le pouvoir et où la nuit, donc symboliquement l’obscurité, les ténèbres reculent. À cette période-là, il est donné aux puissances célestes, aux forces créatrices, les plus grandes possibilités pour se manifester et nous aider à résoudre les problèmes, à remporter la victoire. C’est donc pour le disciple le moment favorable pour déclencher des attaques contre les ténèbres intérieures : il a les meilleures conditions pour les vaincre.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées quotidiennes 1987, 17 juillet

Le feu est l’élément le plus puissant, le moyen de transformation le plus efficace. Rien ne résiste au feu. C’est pourquoi la tradition initiatique enseigne que, pour se transformer, les humains doivent obligatoirement passer par le feu.
Il y a deux sortes de feu : le feu de la souffrance et le feu de l’amour divin. Par le feu de la souffrance doivent obligatoirement passer tous ceux qui sont devenus tellement durs et coriaces que seules les épreuves pourront les améliorer. Celui qui veut échapper à ce feu doit travailler avec le feu de l’amour qui le transformera en le rendant lumineux et rayonnant ; il l’enveloppera de ses flammes sans qu’il soit brûlé. Et même s’il doit encore souffrir, car il est encore sur la terre, il saura comment traverser ces souffrances. Le feu de la souffrance contraint et asservit l’homme. Le feu de l’amour divin le libère.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Collection Izvor n° 216, Les secrets du livre de la nature, VI

Tout le monde sait que pour forger le fer, il faut le plonger dans le feu et attendre qu’il devienne rouge, puis incandescent. On ne s’arrête pas, en général, pour déchiffrer le grand secret initiatique caché derrière ce phénomène. C’est pourtant une des pages les plus importantes du grand livre de la nature vivante : comment la flamme peut-elle communiquer au fer sa chaleur et même sa lumière ? C’est un mystère : le fer devient exactement comme le feu, lumineux, rayonnant, brûlant ; lui qui était gris, terne, froid, dur, il se transforme et acquiert des propriétés nouvelles...
L’être humain aussi est comparable à du métal, au fer par exemple, et seul un contact avec le feu peut le rendre rayonnant, brillant et chaleureux. Évidemment, je parle du feu spirituel, et non du feu physique ni du feu des passions, car il y a plusieurs sortes de feu. Les mystiques connaissent bien ce contact avec le feu spirituel : c’est une ardeur, un amour, une extase, une sorte de vie intense. Oui, ce feu est une vie qui vous brûle et vous transforme en un autre être... De même que le feu physique a la propriété de rendre le fer suffisamment flexible et malléable pour recevoir des formes nouvelles, de même le feu céleste, qui est l’amour divin, peut plonger l’homme dans un état spirituel où il se débarrasse de son ancienne forme qui était dure, opaque, laide, pour en recevoir une nouvelle, lumineuse, rayonnante.