Fêtes religieuses et traditions du monde

"Les initiés, dans les temps anciens, ont-ils institué les fêtes seulement pour que les humains s’amusent ? Non, leur intention était d’abord d’introduire une pause, d’interrompre le rythme du travail qui, à cette époque, était continu, harassant, car on ignorait alors les vacances, les congés. Ces initiés voulaient délivrer, au moins pour un moment, la conscience de tant d’hommes et de femmes accablés par des tâches qui les usaient et détruisaient leur santé ; ils voulaient créer des soupapes qui libèrent leurs énergies psychiques comprimées. Les fêtes avec les chants, les danses, les jeux, les rires, les rencontres, permettent cette libération et elles créent aussi un climat fraternel par lequel chacun se sent porté, soutenu.
Mais avec ces fêtes, les initiés avaient encore un autre but : ils voulaient amener les humains à rechercher dans les régions plus subtiles des énergies pour régénérer et vivifier leur cœur et leur âme. Dans cette atmosphère d’échanges joyeux, bienfaisants, les entités lumineuses viennent puiser des énergies et elles s’en servent ensuite pour continuer leur travail à travers le monde. Voulez-vous les aider dans ce travail ? Vous-même, consciemment, confiez-leur votre joie, toute cette richesse spirituelle que vous procure une fête, afin que d’autres en bénéficient. Cette joie, cette richesse vous reviendront encore amplifiées. Voilà comment, dans leur sagesse, les initiés conçoivent la fête. Car s'il est vrai que la sagesse est grave, elle est pleine de gaieté aussi".

Omraam Mikhaël Aïvanhov - Collection Izvor n° 243, Le rire du sage, VI

Le printemps

Ostara

Le printemps qui fait fondre les neiges, germer les graines et fleurir les arbres, dépend moins du calendrier que de l’ensoleillement, de la latitude, de l’altitude d’un lieu. Il se fait sentir dans les divers pays - et il est fêté dans les diverses cultures- tantôt avant, tantôt après l’équinoxe proprement dit du 20-21 mars, qui marque le centre de la saison.
- D’ailleurs, si le printemps se situe en mars dans l’hémisphère Nord, cette moitié-là de la terre est cordialement invitée à se rappeler que, dans l’autre moitié, l’hémisphère Sud, le printemps commence en septembre ! -

Les trois religions monothéistes ont préféré superposer aux fêtes de printemps, considérées comme « païennes », leurs propres commémorations historiques : il y a dans le judaïsme PESSAH, qui célèbre la sortie d’Israël hors d’Égypte et sa libération de l’esclavage ; dans le christianisme PÂQUES, la résurrection de Jésus hors du tombeau...
La tradition celtique, en Europe du Nord, célèbre OESTARA (d’où l’anglais Easter), fête d’Eostre, la déesse germanique de la fertilité, à qui l’on offre des œufs colorés.
Au mois de nissan (mars-avril) le karaïsme - forme de judaïsme très attachée à l’Ecriture - fête AVIV, la germination du grain d’orge.
En Iran, en Turquie et dans tous les pays influencés par l’empire perse, le zoroastrisme célèbre depuis trois millénaires NOROUZ (en persan no : nouveau ; rouz : jour).
En Kabylie, fin février ou début mars, à l’occasion d’AMAGAR N’TAFSUT, période de l’éclosion, les villageois habillés de neuf sortent prendre un repas collectif en plein air.
En Inde, le 27 mars 2013, on célèbrera HÔLI, la fête des couleurs, de l’abondance, de la fertilité.
La Fête des lanternes en Chine, le 28 février 2013, a clôturé le cycle des festivités du nouvel an, comme fête de la lumière et protection contre la colère du dieu du feu.
Au Japon, O-HANAMI est une tradition séculaire qui consiste à sortir en foule pour aller contempler la pleine floraison des prunus et des cerisiers, prendre un repas ensemble sur des nappes bleues et dire des poèmes.
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Tous les humains sentent le renouveau spirituel que leur apporte le printemps pour une vie de beauté et de joie.


Omraam Mikhaël Aïvanhov, Dictionnaire du livre de la nature, article Printemps

Pendant l’hiver, l’archange Gabriel concentre dans la graine les énergies de la plante.
À l’inverse, au printemps, l’archange Raphaël les libère. Pour les libérer, il fait d’abord mourir la graine, afin qu’à partir des éléments qu’elle contient, elle puisse donner des racines, une tige, des branches, des feuilles, des fleurs, et des fruits qui à leur tour produiront de nouvelles graines. Jusque-là la graine est une créature figée, endormie, stagnante... dans l’attente de bonnes conditions. Comme un cadavre abandonné dans un cercueil, pendant un certain temps elle semble morte. Mais au printemps tout ressuscite. L’archange Raphaël se met à l’œuvre, la pierre du tombeau est enlevée et le germe apparaît. C’est le soleil, avec sa lumière et sa chaleur, qui est la cause de cette résurrection. Et pour l’être humain qui s’est longtemps exposé à la lumière et à la chaleur du soleil spirituel, viendra aussi le moment de la résurrection, de la sortie du tombeau.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Dictionnaire du livre de la nature, article Perce-neige

perce-neigeLa floraison du perce-neige annonce le printemps. Quelle volonté, quelle force, quel courage possède cette petite fleur ! Elle commande à la neige et à la terre gelée : « Allez, écartez-vous, je veux sortir, je veux voir le soleil ! » Elle est fragile, elle a des pétales si tendres, si délicats, un rien peut la blesser, et pourtant regardez, la terre et la neige lui obéissent, lui cèdent le passage et elle sort, elle fleurit. Quelle est cette force qui oblige la terre à s’entrouvrir ? Le perce-neige possède une puissance irrésistible dans sa petite tige, là, qui commence à poindre, et c’est lui qui triomphe. Et vous, n’avez-vous pas plus de possibilités qu’un perce-neige ? Si. Seulement c’est la foi et la volonté qui manquent pour dire aux difficultés, aux limitations : « Allez, laissez-moi le passage, je veux sortir, je veux admirer la création et louer le Créateur, écartez-vous ! » Persévérez, et comme le perce-neige vous arriverez un jour à vous dégager et à fleurir dans la lumière.

cerisier