Fêtes religieuses et traditions du monde

Divali, la fête des lumières en 2017

fête indienne

Divālī est une fête hindouiste, une « fête des lumières » qui est célébrée avec beaucoup de joie et de convivialité en Inde et dans tous les pays où vivent des communautés indiennes. Elle dure au moins cinq jours.

fête indienne

Le mot Dipavali (abrégé en Divālī) signifie : chemin de lumière. Cette fête s’inspire d’un épisode final du Rāmāyana, la fameuse épopée indienne : le roi mythique Rāma, avatar du dieu Vishnou, après quatorze ans d’exil où il a dû lutter pour arracher son épouse Sītā au redoutable démon Rāvana, est enfin vainqueur. Avec sa bien-aimée, il réintègre sa capitale Ayodhya, et les habitants du royaume lui font avec des lampes un chemin de lumière pour signifier la victoire du bien sur le mal et le retour de la foi.

Divālī est aussi la fête de la richesse intérieure, spirituelle, qui entraîne tout naturellement la prospérité extérieure. Ces biens sont représentés par la déesse Lakshmi, épouse de Vishnou, le dieu qui préserve. Lakshmi est vénérée surtout le troisième jour de la fête, ce qui correspond, dans le calendrier du Nord de l’Inde, à la dernière « nuit sans lune » d’octobre, après quoi le lendemain commence la nouvelle année - alors que dans l’Inde du Sud, la nouvelle année commence au printemps.
Le bienveillant dieu-éléphant Ganesh, fils du dieu Shiva et de Pārvatī, est également honoré ce même jour de Divālī, car il apporte aux fidèles le discernement et écarte les obstacles.

Les religions sikh et jaïn célèbrent aussi à cette date un évènement important dans leur tradition. Dans toute l’Inde les maisons, les places, les rues sont illuminées d’innombrables lampes à huile : c’est, au milieu de l’automne, une fête où la lumière triomphe de l’obscurité ; on fait éclater de nombreux feux d’artifice, et tous échangent joyeusement des cadeaux.

Omraam Mikhaël Aïvanhov,
Œuvres Complètes, t. 32 Les fruits de l’Arbre de vie, XXV

veilleuseCe qui m’a beaucoup plu en Inde* et qui m’a beaucoup fait réfléchir, c’est que dans chaque maison, la plus pauvre comme la plus riche, on trouve toujours un petit autel avec des images ou des statuettes de divinités près desquelles brûlent des veilleuses et quelques bâtons d’encens. Les grands maîtres de l’Inde sont arrivés à donner aux hommes et aux femmes de ce pays le besoin de réserver une petite place pour les esprits lumineux, afin qu’ils leur apportent leurs bénédictions. Même les hôtels ont de petits sanctuaires sur les vérandas ou les terrasses, et on en voit beaucoup aussi dans les rues.
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C’est pourquoi je vous recommande d’avoir si possible dans votre maison, pour vous recueillir, un lieu qui soit à part, sacré, où tout le monde ne puisse pas entrer. Même si ce n’est pas plus grand qu’une cabine téléphonique, l’essentiel est que ce soit un lieu consacré, dont les vibrations, les fluides subtils vous permettent d’entrer plus facilement en contact avec les entités célestes.
Je me rappelle que dans le passé, en Bulgarie**, il y avait dans chaque maison une petite niche où était placée une icône, devant laquelle chaque soir on venait allumer la veilleuse et se recueillir un instant afin d’être protégé pendant la nuit. Cette coutume existait aussi dans beaucoup d’autres pays, mais maintenant elle est presque partout abandonnée. Les humains ont perdu le désir de se lier, eux et toute leur famille, avec ces puissances lumineuses qui peuvent les guider, les protéger. Ils ne croient même plus à la possibilité de cette protection invisible ; ils ont d’autres sortes de protections, physiques, matérielles, grâce auxquelles ils se croient davantage à l’abri. C’est bien d’être protégé dans le plan physique, et la technique met au point chaque jour de nouveaux appareils pour assurer la sécurité des gens ; mais il est indispensable aussi d’être protégé du point de vue spirituel par des courants, des entités célestes.
Ce lieu dont je vous parle, cette place qu’il est bon d’aménager dans sa maison et de purifier pour y installer la divinité, c’est seulement la concrétisation dans le plan physique d’un autre lieu invisible, celui dont parlait Jésus : « Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le secret. » Cette chambre secrète, c’est un état de conscience, et quand on atteint cet état fait d’abnégation, de bonté, de sacrifice, d’amour, on peut toucher le divin qui est paix, qui est lumière, qui est vie.

fête des lumières

* Le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov a fait un premier voyage en Inde en 1959-60.
** Souvenir de son enfance et de sa jeunesse en Bulgarie de 1900 à 1937.

 

 

"Les initiés, dans les temps anciens, ont-ils institué les fêtes seulement pour que les humains s’amusent ? Non, leur intention était d’abord d’introduire une pause, d’interrompre le rythme du travail qui, à cette époque, était continu, harassant, car on ignorait alors les vacances, les congés. Ces initiés voulaient délivrer, au moins pour un moment, la conscience de tant d’hommes et de femmes accablés par des tâches qui les usaient et détruisaient leur santé ; ils voulaient créer des soupapes qui libèrent leurs énergies psychiques comprimées. Les fêtes avec les chants, les danses, les jeux, les rires, les rencontres, permettent cette libération et elles créent aussi un climat fraternel par lequel chacun se sent porté, soutenu.
Mais avec ces fêtes, les initiés avaient encore un autre but : ils voulaient amener les humains à rechercher dans les régions plus subtiles des énergies pour régénérer et vivifier leur cœur et leur âme. Dans cette atmosphère d’échanges joyeux, bienfaisants, les entités lumineuses viennent puiser des énergies et elles s’en servent ensuite pour continuer leur travail à travers le monde. Voulez-vous les aider dans ce travail ? Vous-même, consciemment, confiez-leur votre joie, toute cette richesse spirituelle que vous procure une fête, afin que d’autres en bénéficient. Cette joie, cette richesse vous reviendront encore amplifiées. Voilà comment, dans leur sagesse, les initiés conçoivent la fête. Car s'il est vrai que la sagesse est grave, elle est pleine de gaieté aussi".

Omraam Mikhaël Aïvanhov - Collection Izvor n° 243, Le rire du sage, VI