La vie spirituelle est poésie Année 2015

"La poésie ne doit pas être séparée de la vie. Le véritable poète est celui qui est capable de vivre, dans ses pensées, ses sentiments et ses actes la beauté qu’il exprime dans ses vers."

O.C., tome XIX (éd. 1984), 14 octobre

Lorsque la nuit est claire, pensez à contempler les étoiles.
Imaginez que vous quittez la terre, ses luttes, ses tragédies, et que vous devenez citoyen du ciel. Méditez sur la beauté des étoiles et la grandeur des êtres qui les habitent. Au fur et à mesure de cette ascension dans l’espace, vous allez vous sentir allégé, libéré, mais surtout vous découvrirez la paix, une paix qui s’introduira peu à peu dans toutes les cellules de votre être. En méditant sur la Sagesse qui a créé l’univers et les créatures dont il est peuplé, vous sentirez que votre âme déploie des antennes très subtiles qui lui permettent de communiquer avec les régions les plus éloignées.
Ce sont là des moments sublimes que l’on ne peut plus ensuite oublier.

Pensées Quotidiennes 1989, 28 décembre

Fermez les yeux en vous efforçant de dégager votre pensée des soucis quotidiens, et dirigez-la vers les sommets, vers les sources de la vie qui abreuvent tout l’univers. Quand vous sentez que vous avez arrêté le flot de pensées, de sentiments et d’images qui vous traversent, prononcez intérieurement le mot « merci ».
« Merci », voilà le mot le plus simple, mais aussi le plus puissant, car il dénoue toutes les tensions. En prononçant ce mot, vous vous accordez avec le monde divin, vous sortez du cercle rétréci de votre moi limité pour entrer dans la paix de la conscience cosmique…
Restez le plus longtemps possible dans cet état, et quand vous reviendrez à vous, vous sentirez que des éléments nouveaux, très précieux, se sont introduits dans votre être : la sérénité, la lucidité, la force.

O.C. tome 22 (éd. 2006), Oguen, le feu, 1er août

Pourquoi dire à quelqu’un que vous l’aimez ? Vous l’aimez, cela suffit. L’amour se sent, se voit, c’est même la chose la plus difficile à cacher : il se manifeste par le regard, les gestes, l’attitude… Il n’est pas nécessaire d’en faire la déclaration. Les hommes et les femmes comptent trop sur l’expression verbale ou écrite de leur amour. Une fois qu’ils en ont parlé, ils croient la question réglée. Pas du tout. Ils parlent, ils répètent, et souvent c’est à partir de ce moment-là que leur comportement révèle que leur amour s’affaiblit.
Il faut conserver l’amour comme une chose très précieuse, la plus précieuse, et l’exprimer le moins possible par des mots. C’est ainsi que peu à peu il crée dans l’âme la plus grande liberté, le plus grand enchantement. Si vous en parlez, il se produit bientôt de part et d’autre des réactions qui créeront des malentendus, et ce sera dommage. Ne parlez pas de votre amour et il vivra éternellement en vous.

O.C. tome 20 (éd. 2008), 17 décembre

Méditez sur l’image de la source, cette eau cristalline qui jaillit de la terre et ne cesse de couler. Même si on y jette quelques déchets, le courant les emporte. C’est ce jaillissement ininterrompu de l’eau qui fait que la source reste toujours limpide, toujours vivante, toujours pure.
Prenez la source pour modèle : faites jaillir la vie en vous, faites jaillir l’amour et vous serez toujours protégés. Les mauvaises influences, les critiques, les méchancetés, vous ne les sentirez pas. Vous ne vous apercevrez même pas qu’on a essayé de vous salir ou de vous faire du mal, car tout ce qui pourra vous arriver de mauvais, comme la source vous le rejetterez.

OC tome 20 (éd. 2008), 2 juin

Dans ce jardin qu’est la terre, apprenez à vous nourrir du parfum des fleurs sans les cueillir, sans les mettre à votre boutonnière. La fleur que vous cueillez est déjà en train de mourir. Dieu l’avait placée dans son jardin, elle était belle, rayonnante, et vous avez voulu la mettre à votre boutonnière afin que tous voient bien qu’elle vous appartient. Il ne fallait pas la cueillir, mais vous contenter de respirer son parfum.
Cette image est symbolique : les fleurs sont les êtres humains, et leur parfum est ce qui se dégage de leurs pensées et de leurs sentiments purs, lumineux, chaleureux. On ne vous reprochera pas de respirer ce parfum, c’est pour tous qu’il embaume l’atmosphère et surtout pour celui qui sait l’apprécier. Mais si vous voulez couper cette fleur pour vous emparer d’elle, le Ciel vous dira qu’elle s’est fanée, desséchée à cause de vous. Elle était plantée dans le sol de la Divinité, pourquoi l’en avez-vous arrachée  ?

OC tome 20 (éd. 2008), 9 mai

La nature elle aussi a un cœur. D’après la loi de l’analogie ce cœur, c’est l’eau, ce sont les océans. La nature offre son cœur, elle l’expose au soleil et dit : « Mon Seigneur, je te donne mon cœur, mon sang. Sers-toi de lui afin que les plantes, les animaux et les hommes puissent vivre dans l’abondance. » Le soleil prend une partie de ce sang, l’élève jusqu’à lui et le remplit de dons spirituels. Et lorsque plus tard ce sang redescend vers la terre, tous les êtres en bénéficient et se réjouissent.
Chaque jour l’Initié répète en lui-même ce don de l’océan au soleil. Il ouvre son cœur devant le Créateur en disant : « Seigneur, je te donne mon cœur. » Cette prière ardente, ce sacrifice accompli dans le cœur de l’homme est semblable à celui qui se produit dans la nature. Grâce à la sublimation de son amour, de son sang, l’homme rencontre le soleil qui est l’image de Dieu lui-même ; et cette rencontre l’enrichit de nouvelles essences, des essences divines qui se communiquent à tout son être.

OC tome 20 (éd. 2008), 31 juillet

Le merveilleux est un besoin de l’âme humaine. Et ce que l’on appelle l’irréel est en vérité tout à fait réel, plus réel que ce que nous avons l’habitude de considérer comme la réalité. Combien de personnes, si elles sont sincères, doivent reconnaître que les contes de fées les plongent, pour un moment au moins, dans une sorte de ravissement ! Pourquoi ? Parce que tout y est vivant, animé, doué de parole : les rochers, les fleurs, les arbres, les animaux… Et les forces de la nature y agissent avec intelligence. Mais surtout, au-delà de leur naïveté apparente, ces contes décrivent des réalités de notre vie intérieure.
Lorsque dans certaines circonstances très particulières, le subtil, l’irréel, le féerique font irruption dans notre vie, nous nous sentons comme un arbre qui, arraché jadis à sa terre pour être transplanté dans un milieu hostile, retrouve soudain sa forêt natale où il peut à nouveau s’enraciner et revivre.

O.C., tome 20 (éd. 2008) : Voda, l’eau, 18 février

Quand vous pensez, c’est déjà comme si vous parliez. Cette parole intérieure est réelle, puissante, magique, et c’est elle que l’on appelle le verbe. Le verbe, c’est la pensée qui ne s’est pas encore traduite physiquement par la parole, mais elle s’exprime déjà par des formes, des couleurs, des vibrations. Quand vous parlez intérieurement, avec toute votre âme et tout votre cœur, les plantes, les animaux, les oiseaux, les insectes comprennent votre langage, et les planètes, les étoiles, les anges, les archanges vous entendent aussi.
Dans le monde invisible, les créatures ne se parlent pas avec les mots d’une langue, mais avec les couleurs, les formes, les mélodies qui émanent d’elles, et chacune sait immédiatement interpréter ce langage. Un jour viendra où les humains communiqueront entre eux grâce à leurs seules émanations, et ils se comprendront parce que le verbe est un langage universel.

O.C., tome 22 (éd. 2006), Oguen, le feu, 8 décembre

Le cœur de l’univers, vous ne pourrez le toucher qu’avec votre propre cœur. Quand votre cœur, le plexus solaire, commencera à sentir, à aimer, à vivre avec une grande intensité, alors oui, vous allez toucher, remuer le cœur universel, le cœur de Dieu, et de ce cœur viendront jusqu’à vous des énergies, des forces, des courants qui vous vivifieront, qui vous éclaireront. Quand vous arriverez à projeter de votre cœur une immense énergie d’amour, par les lois de l’affinité et de l’écho l’autre cœur vous répondra.
Toucher le cœur de l’univers, c’est connaître, sentir, pénétrer les projets et les plans de l’Éternel, de l’Âme universelle. Mais on n’y arrivera ni par la science, ni par les conférences, ni par les discours, ni par les livres, car il s’agit de domaines tout à fait différents, avec des longueurs d’ondes qui ne se correspondent pas, et le cœur de l’univers ne peut pas répondre. Ce sont des lois acoustiques : pour pouvoir toucher le cœur de l’univers il faut vibrer à la même longueur d’onde, c’est-à-dire émaner le même amour désintéressé. Quand ce que vous demandez, souhaitez, désirez ne touche pas seulement votre intérêt personnel, mais le bien de la collectivité, de l’humanité, de l’univers tout entier, à ce moment-là votre désir vibre à la même longueur d’onde que le cœur de l’univers.
Et comme le cœur de l’univers est la source de la vie, la source du bonheur, la source de la beauté, de la poésie, de la musique, la source de tout ce qui est splendide et divin, alors vous recevez cette vie, ce bonheur, cette splendeur, et vous goûtez le Ciel.

Conférence du 30 septembre 1971 (brochure 1972)

Comme le chevalier légendaire Parsifal, qui devait traverser des forêts obscures, combattre des ennemis redoutables, déjouer des pièges, le disciple dans sa vie intime rencontre l’obscurité, les tentations, les dangers, les ennemis…
Une fois toutes les épreuves surmontées, Parsifal arrive dans un château merveilleux aux murs d’or décorés de pierres précieuses, où il est accueilli solennellement. Et c’est là qu’il lui est donné de contempler le saint Graal, le vase sacré… La vision du Graal représente symboliquement la récompense suprême pour celui qui nourrit toujours dans sa tête et dans son cœur le plus haut idéal : conquérir les dons inestimables de l’Esprit.

Œuvres Complètes, tome 21 (éd. 2006), pensée du 2 avril

Le silence est peuplé d’êtres innombrables : dans les forêts, les lacs, les océans, les montagnes, et sous terre aussi, partout le Créateur a placé des habitants. Même le feu est habité, l’éther, le soleil, les étoiles, tout l’univers est habité. Où que vous alliez, sur les montagnes, dans les forêts, au bord des fleuves, des lacs ou des océans, si vous voulez vous manifester comme un enfant de Dieu qui aspire à une vie plus subtile, plus lumineuse, ne troublez pas le silence de ces lieux. Montrez-vous conscients de la présence des créatures éthériques qui les habitent. En vous approchant d’elles commencez par les saluer, témoignez-leur votre respect, votre amour, et demandez-leur de vous donner leurs bénédictions. Émerveillées de votre attitude, ces créatures qui vous apercevront de loin accourront pour déverser sur vous leurs présents : la joie, la lumière, l’amour, l’énergie pure. Et vous retournerez chez vous avec un sentiment plus vaste de la vie.

Pensées Quotidiennes 2014, 23 septembre

La véritable union avec l’âme-sœur ne peut se faire qu’intérieurement avec le principe divin qui est en vous. Lorsque vous arriverez à faire jaillir l’étincelle, d’un seul coup vous sentirez tout votre être vibrer à l’unisson avec l’immensité, fondu dans l’univers, et toute votre existence en sera transformée. L’essentiel, c’est de faire au moins une fois l’expérience d’une telle fusion. Ce sera comme une goutte de lumière qui continuera à vivre en vous. Vous vous êtes retrouvé, et vous devez continuer à maintenir cette union jusqu’à la perfection de tout le savoir, de tous les pouvoirs.
C’est alors que commence le vrai travail. Vous êtes passé sur l’autre rive, vous êtes sur le chemin de la perfection, mais il y a encore toute une distance à parcourir. Vous avez saisi une goutte de lumière et grâce à cette goutte vous pouvez déjà boire, vous réjouir, mais vous n’avez pas encore l’océan. Alors, vous devez continuer jusqu’à ne plus faire qu’un avec l’océan de la lumière divine. C’est à ce moment-là que vous vous serez vraiment retrouvé.

Izvor n° 237 La Balance cosmique, chap. XVII (p. 243)

Si vous voulez entrer en communication avec les entités célestes, voir la splendeur divine, vous devez vous purifier, élargir votre conscience et travailler pour le plus haut idéal : la fraternité entre les hommes, le royaume de Dieu. Alors vos émanations deviendront plus pures, vos vibrations plus subtiles, et non seulement les esprits lumineux vous laisseront accéder jusqu’à eux, mais ils viendront vous visiter, car ils trouveront en vous une nourriture. Vous ne développerez la vraie clairvoyance qu’en vous élevant jusqu’au sommet de votre être : votre moi supérieur. Chaque jour, pensez que vous parvenez à vous élever jusqu’à lui, que vous vous identifiez à lui. Vous vous tenez là, au sommet, et de là-haut vous plongez votre regard dans l’univers… Comme votre moi supérieur a la possibilité de tout pénétrer, de tout connaître, peu à peu beaucoup de choses que vous avez saisies sans vous en rendre compte arriveront à descendre jusqu’à votre conscience, et vous serez ébloui de tout ce que vous vous sentirez soudain capable de découvrir et de comprendre. La meilleure vision est celle que vous donneront les yeux de l’esprit

Izvor n° 228, Regards sur l’invisible, chap. IX

Lorsque vous allez le matin voir le soleil se lever, pensez qu’en vous liant à lui, c’est à son esprit que vous vous liez. Oui, à l’esprit du soleil qui est l’esprit du Christ, une émanation de Dieu Lui-même. Vous exposer au soleil, le regarder ne suffit pas : pour entrer véritablement en contact avec la quintessence de sa lumière, il faut que ce soit votre esprit qui puisse s’exposer, se lier à lui, se fusionner avec lui. Au moment où vous vous plongez dans le monde de la lumière, quelques particules de cette lumière pénètrent en vous et vous recevez la révélation de la splendeur divine.

Izvor n° 228, Regards sur l’invisible, chap. VIII

Quand vous mangez, concentrez-vous sur la nourriture en pensant que vous communiez avec tout l’univers.
Les aliments vous raconteront leur histoire, ils vous parleront de la terre, du vent, de la pluie, de la rosée, du soleil, des étoiles… La nourriture est faite de particules et d’énergies qui ne viennent pas seulement de la terre, mais du cosmos tout entier. Oui, ce sont les éléments venus du cosmos qui se sont matérialisés sous forme de fleurs, de légumes, de fruits.
En réalité, la nourriture se matérialise sur la terre exactement comme les enfants se forment dans le sein de la mère. A l’origine, les plantes, les fruits étaient des esprits dans l’espace ; mais comme on ne peut pas travailler dans le plan physique si on n’a pas de corps physique, pour pouvoir agir efficacement ici sur la terre et entretenir la vie, il a fallu que ces esprits se conforment aux lois de la matière : ils se sont donc incarnés.
(…) La nourriture a reçu les influences du cosmos tout entier. Non seulement les quatre éléments ont participé à l’élaboration de tous les aliments que nous mangeons et buvons, mais le soleil, les étoiles les ont imprégnés de leurs rayons. Si les humains étaient plus attentifs, s’ils comprenaient la richesse et la valeur de la nourriture, s’ils apprenaient à manger avec amour et reconnaissance, ils pourraient recevoir et déchiffrer les messages qu’elle transporte et ils découvriraient les merveilles de la création.

Brochure 4 (1995), L’homme dans l’organisme cosmique

Dieu parle doucement et sans insistance. Il dit les choses une fois, deux fois, trois fois, puis Il se tait. L’intuition n’insiste pas davantage, et si vous n’écoutez pas attentivement, si vous ne discernez pas cette voix parce que vous n’êtes capable d’entendre que le bruit, vous serez sans cesse égaré.
La voix du Ciel est extrêmement douce, tendre, mélodieuse et brève, et il existe des critères pour la reconnaître. Elle se manifeste de trois manières : par une lumière qu’elle fait naître en nous ; par une dilatation, une chaleur, un amour que nous sentons dans notre cœur ; et enfin par une sensation de liberté que nous éprouvons et la décision d’accomplir des actes nobles et désintéressés.
… Le silence, la paix, l’harmonie sont l’expression d’une même réalité. Ne pensez pas que le silence est vide et muet, non, le silence est vivant, vibrant, il parle, il chante. Mais nous ne l’entendons que lorsque les grosses caisses s’arrêtent de battre en nous.
Grâce à la contemplation, la prière, la méditation, nous parviendrons un jour à entendre la voix du silence. Lorsque toutes les forces chaotiques se seront enfin apaisées, le silence s’approchera, se répandra, nous enveloppera de son manteau merveilleux. Une clarté se fera en nous et nous sentirons soudain que quelque chose de très puissant règne au-dessus de nous et nous gouverne : ce silence d’où l’univers est sorti et dans lequel il retournera un jour.

Izvor n° 229, La voie du silence, chap. XII

Oui, le soleil nous parle, il chante, comment peut-on ne rien entendre ?...
Au-delà de cette boule de feu incandescente il existe un monde habité par les créatures les plus évoluées qui dirigent les planètes. Ce sont les vibrations de ces créatures qui se transforment dans l’espace en chaleur et en lumière. Le soleil, c’est la terre des vivants que mentionnent les psaumes. Je marcherai devant l’Eternel sur la terre des vivants, cette terre des vivants c’est le soleil : la lumière qui parcourt l’espace, qui nous éclaire et nous vivifie, ne vient pas du soleil lui-même, mais de ses habitants. Le soleil est une terre fertile et cultivée où s’épanouit toute une civilisation qui est l’œuvre de ces entités sublimes. Elles nous parlent, nous regardent, nous sourient parfois… mais nous pendant ce temps où sommes-nous ?

Brochure 323, Méditations au lever du soleil, 17

Le cœur de l’univers, vous ne pourrez le toucher qu’avec votre propre cœur. Quand votre cœur, le plexus solaire, commencera à sentir, à aimer, à vivre avec une grande intensité, alors oui, vous allez toucher, remuer le cœur universel, le cœur de Dieu, et de ce cœur viendront jusqu’à vous des énergies, des forces, des courants qui vous vivifieront, qui vous éclaireront. Quand vous arriverez à projeter de votre cœur une immense énergie d’amour, par les lois de l’affinité et de l’écho l’autre cœur vous répondra.
Toucher le cœur de l’univers, c’est connaître, sentir, pénétrer les projets et les plans de l’Éternel, de l’Âme universelle. Mais on n’y arrivera ni par la science, ni par les conférences, ni par les discours, ni par les livres, car il s’agit de domaines tout à fait différents, avec des longueurs d’ondes qui ne se correspondent pas, et le cœur de l’univers ne peut pas répondre. Ce sont des lois acoustiques : pour pouvoir toucher le cœur de l’univers il faut vibrer à la même longueur d’onde, c’est-à-dire émaner le même amour désintéressé. Quand ce que vous demandez, souhaitez, désirez ne touche pas seulement votre intérêt personnel, mais le bien de la collectivité, de l’humanité, de l’univers tout entier, à ce moment-là votre désir vibre à la même longueur d’onde que le cœur de l’univers.
Et comme le cœur de l’univers est la source de la vie, la source du bonheur, la source de la beauté, de la poésie, de la musique, la source de tout ce qui est splendide et divin, alors vous recevez cette vie, ce bonheur, cette splendeur, et vous goûtez le Ciel.

Conférence du 30 septembre 1971 (brochure 1972)

Dans la mythologie le phénix est cet oiseau d’Arabie qui périodiquement se plaçait sur un bûcher de plantes aromatiques, y mettait lui-même le feu, se consumait puis renaissait de ses cendres. C’est pourquoi il est devenu le symbole des êtres très évolués qui, connaissant les lois de la vie immortelle, sont capables de se renouveler sans cesse. Ces êtres ont pris le soleil pour modèle.
Tous ceux qui aspirent à la vie immortelle, qui est la véritable vie spirituelle et non un prolongement sans fin de la vie physique, doivent aller auprès du soleil. Seul le soleil peut leur apprendre quels sont les éléments qui donnent l’immortalité et quel travail on peut faire avec eux.
Ces éléments sont au nombre de trois : la lumière, la chaleur et la vie. Le soleil ne cesse de les distribuer à travers l’espace comme expressions de la lumière, de la chaleur et de la vie divines. Le jour où vous comprendrez cette vérité, où vous vous préparerez à assister au lever du soleil comme à l’évènement qui dépasse tous les autres, alors vous boirez le soleil, vous vous nourrirez du soleil et vous deviendrez immortels, parce que vous saurez vous renouveler.

O.C., tome 22 (éd. 2006), Oguen, le feu, 28 avril

Les roses sont des entités qui viennent de la sphère de Vénus et qui ont accepté de s’incarner sur la terre pour aider les humains. On ne connaît pas encore cette mission des roses, on se sert d’elles pour orner les appartements, les jardins, pour attirer un homme ou séduire une femme. En réalité, la rose est là pour nous découvrir le chemin d’une plus grande perfection, le chemin du véritable amour, l’amour qui n’emprisonne pas, l’amour qui libère ! Voilà le rôle et le message de la rose. Si elle est la reine des fleurs, c’est parce qu’elle nous enseigne le véritable amour. Le jour où les humains comprendront le sacrifice qu’elle a fait en venant parmi eux et accepteront de recevoir son message, peut-être deviendront-ils semblables à elle : partout où ils passeront, ils embaumeront l’atmosphère d’un parfum délicieux.

O.C., tome XX (éd. 1984), 1er septembre

Il ne faut pas s’arrêter seulement sur les formes, il faut toujours chercher le principe, l’esprit au-delà des formes. Ainsi, grâce aux roses j’ai appris à mieux percevoir ce qu’est l’essence d’un être vivant pour mieux communiquer avec lui. Une rose au premier abord se présente comme une forme, des couleurs, un parfum… Mais je ne voulais pas m’arrêter là, je cherchais ce que cette forme, cette couleur, ce parfum éveillaient en moi. C’est une habitude à prendre : être conscient des effets que les êtres et les choses produisent sur nous, afin d’enrichir notre sensibilité, notre compréhension. Mais cela ne me suffisait pas encore, et je me concentrais sur les forces, les intelligences qui, à partir d’une structure, d’un modèle, ont créé cet être vivant qui s’appelle une rose. Et ensuite, j’ai appris à étendre cette préoccupation à tous les êtres et les objets que je rencontrais.
Pourquoi ne feriez-vous pas comme moi ? Vous voyez un cristal, ou un oiseau, ou un visage humain… : demandez-vous quelles sont les puissances invisibles qui ont participé à sa formation pour qu’il soit ce qu’il est. Chercher l’invisible derrière le visible, il n’y a pas de démarche plus instructive, car c’est toujours dans l’invisible que se prépare ce qui se manifeste un jour dans le visible.

Afin de devenir un livre vivant, chap. VI « Jusqu’au cœur de la rose »

Si j’avais des possibilités techniques plus développées, j’aimerais m’occuper de capter la musique du soleil, de transformer sa lumière en musique, en sons. Car il sort du soleil une musique qui se propage dans tout l’univers, et c’est la plus belle de toutes les musiques. Quand la science s’en occupera sérieusement, le monde entier sera émerveillé, ébloui, dilaté d’entendre cette musique merveilleuse qui vient du soleil.
Et le soleil n’envoie pas seulement de la musique dans l’espace, il déverse aussi des parfums à profusion, toutes les quintessences de toutes les fleurs. Si nous ne les sentons pas, c’est que notre odorat n’est pas assez subtil. Et parmi tous ces parfums exquis qui viennent du soleil, les fleurs de la terre choisissent ceux qui conviennent à leur nature. Ce ne sont pas elles qui fabriquent leur parfum : elles sont seulement capables de le capter et de nous le transmettre quand nous les respirons. C’est donc en respirant le parfum des fleurs que nous découvrons les parfums du soleil : voilà encore une vérité qui sera vérifiée un jour.

O.C., tome X Les splendeurs de Tiphéret, ch. XX

Lorsque vous allez le matin voir le soleil se lever, pensez qu’en vous liant à lui, c’est à son esprit que vous vous liez. Oui, à l’esprit du soleil qui est l’esprit du Christ, une émanation de Dieu Lui-même. Vous exposer au soleil, le regarder ne suffit pas : pour entrer véritablement en contact avec la quintessence de sa lumière, il faut que ce soit votre esprit qui puisse s’exposer, se lier à lui, se fusionner avec lui. Au moment où vous vous plongez dans le monde de la lumière, quelques particules de cette lumière pénètrent en vous et vous recevez la révélation de la splendeur divine.

Izvor n° 228, Regards sur l’invisible, chap. VIII

Si vous voulez rencontrer le véritable amour, travaillez sur vous-même, créez en vous quelque chose de pur, de lumineux, de poétique, de musical, et vous attirerez vers vous des hommes et des femmes qui cherchent eux aussi la pureté, la lumière, la poésie, la musique.
N’oubliez jamais que l’essentiel est là, dans ces vibrations subtiles, ces courants d’énergie.
Vous rencontrez une personne vers laquelle vous vous sentez immédiatement attiré : elle est comme un vase rempli d’une essence précieuse qui vous plonge dans l’émerveillement, vous inspire, élargit vos horizons et vous révèle les beautés du ciel et de la terre. Remerciez, réjouissez-vous, et si vous voulez conserver cette joie pour toujours, essayez de garder le plus longtemps possible une certaine distance. Appréciez comme une grâce cette découverte d’un être qui vous éclaire, vous vivifie, vous renforce.

Izvor n° 242, Aux sources inaltérables de la joie, chap. « Afin que l’amour ne nous quitte plus »

...En regardant le soleil, en voyant l’aura dont il s’entoure et comment les couleurs jaillissent de lui et se propagent dans l’espace, dites : « Moi aussi, je veux entourer mon être de lumière : d’or, d’orange, de bleu, de violet... » Et baignez-vous longtemps dans cette splendeur, dans ces couleurs, contemplez-les, imaginez qu’elles vont très loin, très loin, et que toutes les créatures se trouvent dans cette atmosphère merveilleuse, qu’elles nagent toutes dans cette lumière, qu’elles sont imprégnées de cette lumière et que votre aura devient une bénédiction.
Vous pouvez y arriver car il n’y a pas de limites. Ce sont les humains qui se créent toujours des limites. Il faut avoir une ambition inassouvie pour le bien et dire : « J’irai jusque-là ! » Un Maître, un disciple très élevé envoient leur amour à toute la création, à tout l’univers, et cet amour va plus loin que les étoiles. Pour certains, c’est une réalité, ils envoient leur amour jusqu’aux étoiles, et comme une vague, l’amour des étoiles déferle sur eux et ils nagent dans l’amour, ils vivent dans l’amour cosmique.

O.C., tome VI, chapitre « L’aura » (22 mai 1960)

Savez-vous pourquoi les pierres précieuses sont tellement aimées, appréciées ? À cause de la lumière. Oui, elles vibrent si bien en harmonie avec les forces de la nature qu’elles sont devenues transparentes, elles laissent passer la lumière et la font apparaître dans toutes ses nuances.
Le disciple de la nouvelle vie est aussi une pierre précieuse : il a compris que pour devenir beau et rayonnant il doit laisser le Seigneur, la lumière, habiter en lui, passer à travers lui jusqu’à ce que son corps physique lui-même puisse devenir lumière.
Car le corps physique peut devenir lumière : Jésus l’a montré lors de sa transfiguration sur le mont Thabor. Il est dit dans les évangiles qu’à ce moment-là son visage devint plus brillant que le soleil et ses vêtements blancs comme la lumière. Maintenant, est-ce que cette transfiguration est possible pour tous les humains ? Oui, pour tous. Pour tous ceux qui sont arrivés à purifier et à sublimer leur corps physique, c’est possible. Quand l’homme travaille longtemps, consciemment avec la foi, l’espérance, l’amour, son corps physique est tellement sublimé, tellement purifié, qu’à ce moment-là la transfiguration est possible pour lui comme elle a été possible pour Jésus.

Izvor 216, Les secrets du livre de la nature, ch. XI (p 192)

Les entités du monde invisible sont toujours prêtes à apporter la lumière, la joie, l’amour. Elles sont des jardiniers qui viennent s’occuper de notre jardin intérieur. Dans l’attente de leur venue, nous devons créer autour de nous une atmosphère très pure afin de les attirer, mais aussi de les retenir.
Le moment le plus favorable pour ce travail est le lever du soleil. Au fur et à mesure qu’il monte à l’horizon, le soleil change de couleur. Quand il apparaît, il est rouge, puis orange, puis jaune et suivant la qualité de l’air il peut prendre aussi des nuances de vert, de bleu, de violet. Et enfin il devient blanc incandescent. En s’élevant dans le ciel, le soleil chante toute la gamme des couleurs, et chacune d’elles émet un son. Quelle symphonie quand il arrive au blanc éclatant !
Dans cette symphonie, dans ces éclats de lumière, notre aura se purifie, se renforce et vibre plus intensément. Elle lance des signaux aux entités angéliques qui sentent qu’elles sont invitées à une fête. Elles accourent pour y participer et, comme tous les invités qui se rendent à une fête, elles apportent des présents.

Izvor n° 242, Aux sources inaltérables de la joie, chap. XVIII

Si vous voulez entrer en communication avec les entités célestes, voir la splendeur divine, vous devez vous purifier, élargir votre conscience et travailler pour le plus haut idéal : la fraternité entre les hommes, le royaume de Dieu. Alors vos émanations deviendront plus pures, vos vibrations plus subtiles, et non seulement les esprits lumineux vous laisseront accéder jusqu’à eux, mais ils viendront vous visiter, car ils trouveront en vous une nourriture.
Vous ne développerez la vraie clairvoyance qu’en vous élevant jusqu’au sommet de votre être : votre moi supérieur. Chaque jour, pensez que vous parvenez à vous élever jusqu’à lui, que vous vous identifiez à lui. Vous vous tenez là, au sommet, et de là-haut vous plongez votre regard dans l’univers… Comme votre moi supérieur a la possibilité de tout pénétrer, de tout connaître, peu à peu beaucoup de choses que vous avez saisies sans vous en rendre compte arriveront à descendre jusqu’à votre conscience, et vous serez ébloui de tout ce que vous vous sentirez soudain capable de découvrir et de comprendre. La meilleure vision est celle que vous donneront les yeux de l’esprit.

Izvor n° 228, Regards sur l’invisible, chap. IX

Que connaît-on de la terre ? Pas grand-chose. D’après la science initiatique, la terre possède un double éthérique qui l’entoure comme une atmosphère lumineuse. C’est cette terre éthérique, subtile, qui est justement la vraie terre dont parle La Genèse, la terre telle qu’elle est sortie des mains de Dieu. La vraie terre, ce n’est pas celle que nous touchons ici, solidifiée, condensée. La vraie terre, c’est la terre éthérique.
C’est dans cette région appelée paradis que Dieu avait placé les premiers êtres humains. Ils vivaient là avec ce corps rayonnant, lumineux dont je vous ai parlé, et ils ne connaissaient ni la souffrance, ni la maladie, ni la mort. Et savez-vous que ce paradis existe toujours ? Il n’a jamais cessé d’exister. Bien qu’on ne le voie pas, il est partout, mais dans le domaine subtil de la matière. Car il est matériel. Oui, le plan éthérique est matériel.
Et l’Arbre de la vie éternelle existe lui aussi, il se trouve encore dans ce paradis… L’Arbre de la vie n’était pas un arbre, mais un courant, un courant qui vient du soleil, et les humains se nourrissaient des rayons du soleil qui circulent à travers cette région. L’arbre de la vie, c’est le soleil.

Izvor n° 210, chap.1 : « Les deux arbres du Paradis »

Si les pierres précieuses ont une telle valeur, c’est qu’elles représentent la quintessence la plus pure de la terre. Elles sont le résultat de tout un travail de transformation que fait la terre sur la matière brute qu’elle porte en son sein. Avec sa science, avec sa patience, la terre arrive à transformer cette matière, à la faire mûrir, à la changer en pierres précieuses : rubis, turquoises, émeraudes, saphirs, diamants… Que sait-on de la terre ? On ne sait pas qu’elle est un être vivant, intelligent, qui a une âme, un esprit, et qu’elle fait un immense travail. La terre prépare tous ces trésors dans ses chantiers parce qu’elle a un désir : elle veut arriver à matérialiser les qualités et les vertus du monde céleste, elle veut les refléter, les présenter ici, en bas, d’une façon concrète, tangible. Et maintenant, c’est aux êtres humains de l’imiter pour faire ce travail sur eux-mêmes et transformer leur matière brute en pierres précieuses, c’est-à-dire en vertus.

Izvor 216, Les secrets du livre de la nature, ch. XI

L’amour est la plus grande puissance, la seule qui soit reconnue dans la nature. Toutes les étoiles et les constellations, tout l’univers ne pensent qu’à l’amour, ne travaillent que pour l’amour. Toutes les divinités, tous les anges, tous les archanges vivent dans la plénitude de l’amour. Ce n’est pas le même amour que celui des humains, mais il n’y a que l’amour qui règne : partout ce ne sont que des échanges et des fusions.

(Le Bonfin, 9.9.1979) O.C., tome XXVIII, chap. XI

Quand vous pensez, c’est déjà comme si vous parliez. Cette parole intérieure est réelle, puissante, magique, et c’est elle que l’on appelle le verbe. Le verbe, c’est la pensée qui ne s’est pas encore traduite physiquement par la parole, mais elle s’exprime déjà par des formes, des couleurs, des vibrations. Quand vous parlez intérieurement, avec toute votre âme et tout votre cœur, les plantes, les animaux, les oiseaux, les insectes comprennent votre langage, et les planètes, les étoiles, les anges, les archanges vous entendent aussi.
Dans le monde invisible, les créatures ne se parlent pas avec les mots d’une langue, mais avec les couleurs, les formes, les mélodies qui émanent d’elles, et chacune sait immédiatement interpréter ce langage. Un jour viendra où les humains communiqueront entre eux grâce à leurs seules émanations, et ils se comprendront parce que le verbe est un langage universel.
Le silence est peuplé d’êtres innombrables : dans les forêts, les lacs, les océans, les montagnes, et sous terre aussi, partout le Créateur a placé des habitants. Même le feu est habité, l’éther, le soleil, les étoiles, …tout l’univers est habité. Où que vous alliez, sur les montagnes, dans les forêts, au bord des fleuves, des lacs ou des océans, si vous voulez vous manifester comme un enfant de Dieu qui aspire à une vie plus subtile, plus lumineuse, ne troublez pas le silence de ces lieux. Montrez-vous conscient de la présence des créatures éthériques qui les habitent. En vous approchant d’elles commencez par les saluer, témoignez-leur votre respect, votre amour, et demandez-leur de vous donner leurs bénédictions. Émerveillées de votre attitude, ces créatures qui vous apercevront de loin accourront pour déverser sur vous leurs présents : la joie, la lumière, l’amour, l’énergie pure. Et vous retournerez chez vous avec un sentiment plus vaste de la vie.

Pensées Quotidiennes 2014, 23 septembre

L’attention entretient l’amour, elle entretient la vie. Prêtez attention aux êtres humains, mais aussi aux arbres, aux fleurs que vous rencontrez sur votre route, aux gouttes de rosée, aux papillons, aux insectes, aux oiseaux… Et vous pouvez aussi appliquer ce conseil à votre vie intérieure. Car en nous aussi il y a des papillons qui voltigent de fleur en fleur et des oiseaux qui chantent dans les arbres. Parfois en ouvrant votre fenêtre, le matin, vous vous sentez visité par des présences invisibles, pareilles à celles qui peuplent les contes de fées, et c’est comme si des gouttes de rosée brillaient sur les fleurs et les feuilles de votre âme.
Portez attention à cette sensation, ne la laissez pas s’évanouir sans essayer de la retenir au moins un moment, car c’est elle qui mettra de la poésie dans votre journée.

Pensées Quotidiennes 2014, 11 mars

Dans l’avenir, de nouveau les poètes chanteront la pureté, l’intelligence, la beauté de Dieu et de l’univers. Ils nourriront l’humanité avec la rosée du ciel, avec l’ambroisie, et tous vivront dans la poésie.
Pour le moment, quand on observe les humains, même les plus cultivés, les plus lettrés, on voit souvent qu’ils restent entièrement plongés dans la prose : ils sont froids, figés, on ne sent aucune chaleur, aucune étincelle en eux. C’est ce que moi j’appelle la prose. Comment se fait-il que l’humanité retourne de plus en plus vers la prose ? La poésie est abandonnée aux poètes qui l’écrivent. De temps en temps, bien sûr, on lira un peu quelques vers, mais la vie que l’on mène n’est pas poétique.
L’art nouveau, l’art de l’avenir, ce sera d’apprendre à vivre jour et nuit dans la poésie, c’est-à-dire être chaleureux, expressif, vivant. Quand je vous salue, le matin, je regarde les visages et je vois que certains sont dans la poésie : l’amour, la lumière émanent d’eux, ils donnent quelque chose. (…) C’est tellement agréable de trouver un poète, une créature dans laquelle on sent que tout est vivant, animé, éclairé. Avec quel plaisir on voudrait l’embrasser ! Quand j’aperçois une telle créature, tout mon être se dilate, je ne peux pas cacher ma joie, tant c’est contagieux de voir un visage qui vous fait des signaux lumineux comme ça !
… Vous trouvez sans doute que ma définition de la poésie et de la prose ne ressemble à aucune autre. Oui, la poésie, c’est tout ce qui est vivant, vibrant, qui bouge, qui varie et reste insaisissable.

Izvor n° 223, Création artistique et création spirituelle, chap. IV

Que l’on sorte dans les rues, qu’on aille dans les magasins, le métro ou les gares, on ne croise que des visages ternes, fermés, inexpressifs. Est-ce normal que les humains manifestent si peu de joie de se rencontrer, et s’infligent les uns aux autres un spectacle tellement prosaïque ? Pourquoi ne pas se montrer plus chaleureux, plus expressifs, plus souriants, plus vivants ? Même si on n’a aucune raison d’être triste ou maussade, rien qu’en les rencontrant on est influencé ; et alors on arrive au travail ou on rentre chez soi de mauvaise humeur, déprimé, et on communique cet état à ses collègues ou à sa famille. Voilà la vie déplorable que les humains sont en train de se créer continuellement les uns aux autres.
Vous croyez que ce n’est pas important de présenter à tous ceux que vous rencontrez un visage ouvert, amical, fraternel ? Mais c’est cela, la vraie poésie ! Pour être véritablement poète, il ne suffit pas d’écrire des vers. Le vrai poète est celui qui crée la poésie dans sa propre vie en s’efforçant d’y introduire la pureté, la lumière, l’amour, la gaieté. …
Oui, c’est la poésie que l’on aime chez les êtres et que l’on cherche chez eux : quelque chose de léger, de lumineux qu’on a besoin de regarder, de sentir, de respirer, quelque chose qui apaise, qui harmonise, qui inspire.

Brochure n° 3 (1994), Le devoir d’être heureux

Habituez-vous à regarder et à écouter la vie de la nature, les pierres, les plantes, les animaux, mais surtout les quatre éléments et les différents aspects sous lesquels ils nous apparaissent : les rochers, le sable, la pluie, la neige, le vent, les nuages, le soleil, les étoiles… Il y a tellement de choses à observer et à interpréter ! Regardez seulement les nuages, leurs densités, leurs contours, leurs couleurs : on croirait parfois voir des chevauchées, des batailles, des fêtes… Ce sont les esprits de l’air, ces créatures que l’on appelle les sylphes ou les elfes, qui font leur travail. Car il y a toute une vie en haut qui s’exprime par une multitude de formes : des visages, des oiseaux, des troupeaux, des paysages… Il y a même des écritures que nous ne savons pas encore déchiffrer, mais cela n’a pas tellement d’importance. L’important, c’est de nous imprégner de ces images, de les laisser consciemment pénétrer en nous, car c’est ainsi que nous entrerons en contact avec la vie de la nature.

O.C., tome 21 (éd. 2006), 22 septembre

La vie a une infinité de degrés. Mais pour la goûter dans ses aspects les plus subtils, il faut aller au-delà de l’apparence matérielle des créatures, sentir tous ces courants qui émanent d’elles et qui, de la pierre au soleil, des arbres aux étoiles, tissent la trame mystérieuse de la création.
À leur manière, tous les éléments de la création ont leur langage, ils parlent entre eux et ils nous parlent aussi, et c’est à nous de chercher comment entrer en relation avec eux, comment prendre la parole pour être en harmonie avec ce langage universel. Rien n’est plus important pour nous que de trouver les moyens d’améliorer notre participation à l’harmonie cosmique. Le jour où nous y parvenons, nous ne nous posons plus de questions inutiles sur l’existence de Dieu : nous sentons que nous sommes traversés par la vie divine. Alors, qu’y a-t-il à demander de plus ?...

O.C., tome 22 (éd. 2006), Oguen, le feu, 15 mai

Pour que la création devienne éloquente, vivante, pleine de sens, il faut apprendre son langage. Toute notre existence doit tendre vers ce but : entrer en communication avec un monde ouvert et ses habitants. Des habitants, il y en a partout : dans l’eau, l’air, la terre, le feu, les montagnes, les arbres, le soleil, les étoiles… partout ! Et ils nous saluent, nous font des signes. Mais qui les voit ? Et qui voit que la nature est une substance lumineuse traversée par des rayons dont aucune langue ne peut décrire la beauté et les couleurs ? Pour que ces habitants vous acceptent, pour qu’ils vous secourent et vous soutiennent, préparez-vous à entrer dans ce monde immense avec votre attention, votre compréhension et votre amour. Vous y habitez déjà, vous y marchez, mais vous devez l’ouvrir encore à votre conscience, ôter le voile qui vous empêche de le voir. Si les humains s’obstinent à fermer les yeux sur ce monde subtil, la véritable poésie, la véritable beauté quitteront la terre.

Izvor n° 242, Aux sources inaltérables de la joie, chap. « Ouvrir les portes du rêve »

"Vous aimez la poésie, vous lisez des poèmes, peut-être même en écrivez-vous. C’est très bien, continuez, mais sachez que la véritable poésie n’est pas dans la littérature. La véritable poésie est une qualité de la vie intérieure. Vous saurez vraiment ce qu’est la poésie le jour où vous mettrez votre vie intérieure en harmonie avec les images, les rythmes, les mélodies du monde de l’âme et de l’esprit.
Celui qui aime vraiment la poésie comprend qu’elle doit commencer en lui-même : il s’efforce de penser, de sentir et d’agir poétiquement, en entretenant des états de conscience limpides et lumineux. Ce sont ces états de conscience qui créent en lui la vraie poésie : il est inspiré, il sent comme un courant qui le traverse, car intérieurement il est lié au monde de l’harmonie. Et il doit tout faire pour se maintenir dans ces degrés élevés de la conscience."

Œuvres Complètes, tome 22 (éd. 2006), 13 avril